La Commission d’Intégrité et Médiation Electorales (CIME) a recommandé au gouvernement de veiller à ce qu'aucun candidat ne fasse usage des moyens matériels, financiers et des personnes de l'État à des fins de campagne.
Cette recommandation est parmi une dizaine d’autres faites à l'issue du « Forum pour la paix et la réconciliation », organisé du 7 au 10 novembre 2018 au Lycée Shaumba, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.
« Conformément à l'accord de la Saint-Sylvestre, nous demandons au gouvernement de faciliter l'accès équitable aux médias et la sécurisation de tous les candidats, de prendre les mesures nécessaires pour éviter que l'insécurité n'handicape la tenue des élections dans certaines parties du territoire national et particulièrement dans l'Est du pays, prendre des mesures pour un traitement équitable des candidats en tout point de vue, veiller à ce qu'aucun candidat ne fasse usage des moyens matériels, financiers et des personnels de l'Etat à des fins de campagne », disent les confessions religieuses membres de la CIME.
La CIME est une structure interconfessionnelle mise en place en 2014 par plusieurs chefs des confessions religieuses. Elle dit avoir pour objectif de contribuer à l’émergence en RDC d’une culture démocratique qui privilégie les élections libres, équitables et transparentes comme seul mode d’accession au pouvoir.
Ce Forum pour la paix et la réconciliation avait comme objectif la promotion des meilleures conditions de la paix et de la cohésion nationale avant et après la tenue des scrutins du 23 décembre. Ces assises ont réuni également certains candidats à la présidentielle, les chefs des regroupements politiques, les leaders de la société civile, les chefs traditionnels et coutumiers, les responsables des institutions d'appui à la démocratie, des experts et autres observateurs.
Stanis Bujakera Tshiamala