Accord du 31 décembre : Sévère évaluation des professeurs J. Ndjoli et A. Mbata

Le sénateur Jacques Ndjoli (MLC) a déclaré, lundi 5 juin 2017, que le processus électoral en RDC est “<i>mal parti”.</i> Au cours de la conférence-débat sur le thème “<i>L’Accord du 31 décembre et le rétablissement de l'ordre constitutionnel en RDC” </i>organisé par le Centre Carter à Kinshasa, l’ancien vice-président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) a exposé sur le sous-thème " <i>Processus électoral : état des lieux et perspectives d'avenir </i>"

Jacques Ndjoli a rappelé que la centrale électorale avait promis de rendre le fichier électoral disponible au plus tard le 31 juillet. Pour lui, le retard enregistré démontre une nette volonté de repousser les élections et favoriser ainsi un nouveau glissement.

<i>«Or, l'enrôlement à Kinshasa prend fin, sauf imprévu, en août. Visiblement, la CENI n'est pas pressée pour organiser les élections dans le délai fixé par l'accord de la Saint-Sylvestre. Nous naviguons à vue, ne sachant où nous allons. Tout est organisé pour retarder les élections et avoir un autre glissement»</i>, a-t-il fait observer.

Pour sa part, le professeur André Mbata qui a exposé sur la <i>«légitimité des institutions et retour à l'ordre en RDC»,</i> a insisté sur le fait que le président de la République n'est plus légitime car le “peuple ne se reconnaît plus dans son pouvoir”.

<b>Tchèques Bukasa</b>