Médecins Sans Frontières (MSF) renforce son dispositif d’appui à la riposte contre la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola en Ituri. L’organisation a construit et aménagé un nouveau centre de transit à PK47, dans la zone de santé de Nia-Nia, officiellement inauguré le 22 octobre 2026. Cette infrastructure vise à accélérer l’isolement et l’évaluation des cas suspects dans trois aires de santé particulièrement concernées par les alertes.
La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence des autorités sanitaires de la zone, des membres de la coordination de la riposte, des autorités locales et des leaders communautaires de Bafwambaya, Juhudi et Bafwambango.
«Le centre de transit Ebola de PK47, construit et aménagé par MSF, a été inauguré le 22 octobre 2026 par les autorités sanitaires de la zone, en présence des membres de la coordination de la riposte, des autorités locales et des leaders communautaires des aires de santé de Bafwambaya, Juhudi et Bafwambango», a expliqué le Dr Gilles Brabant, coordinateur des urgences de MSF à Nia-Nia.
Doté initialement de six lits, avec une capacité qui devrait prochainement passer à dix, le centre est destiné à accueillir et à évaluer rapidement les personnes signalées comme cas suspects. Son implantation à PK47 répond notamment aux besoins des trois aires de santé qui enregistrent le plus grand nombre d’alertes dans la zone de santé de Nia-Nia.
Le dispositif prévoit un parcours précis pour les patients afin de faciliter leur orientation et de limiter les risques de transmission. Les personnes admises comme cas suspects sont prélevées sur place, puis leurs échantillons sont acheminés au laboratoire du Centre de traitement Ebola (CTE) de Nia-Nia.
«Une fois admis, les patients suspects seront prélevés et leur échantillon transféré au laboratoire du CTE de Nia-Nia. En fonction des résultats, le patient positif à la MVE sera référé par ambulance au centre de traitement, tandis que si le résultat est négatif, il sortira non cas et pourra rentrer à son domicile», a précisé le Dr Gilles Brabant.
Pour assurer le fonctionnement du centre 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, 48 professionnels de santé ont été affectés sur le site. Parmi eux figurent quatre médecins, treize infirmiers et quinze hygiénistes. Les autres catégories de personnel ne sont pas détaillées dans les informations communiquées par MSF. Une ambulance dédiée complète le dispositif pour assurer le transfert des patients vers le centre de traitement.
L’ouverture du centre de transit de PK47 s’ajoute à l’appui médical et logistique que MSF apporte au Centre de traitement Ebola de Nia-Nia depuis le 5 août 2026.
L’intervention de l’organisation comprend notamment la supervision médicale, l’appui au personnel, l’approvisionnement en intrants médicaux et le renforcement logistique.
Selon les données communiquées par MSF, cette structure dispose d’une capacité de 50 lits, répartis entre l’isolement des cas suspects et la prise en charge des cas confirmés. Elle a déjà admis 330 patients.
Au-delà des infrastructures et des moyens mobilisés, l’efficacité de la riposte dépend également de la collaboration des communautés. Le signalement rapide des symptômes suspects et l’acceptation de l’orientation vers les structures sanitaires restent essentiels pour éviter les retards de prise en charge et limiter la propagation du virus.
Freddy Upar, à Bunia