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RDC: Félix Tshisekedi réaffirme le rôle central du ministère des Affaires étrangères dans la coordination diplomatique

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Le président de la République Félix Tshisekedi tient au renforcement du rôle central du ministère des Affaires étrangères dans la coordination des relations diplomatiques. Prenant la parole lors de la 101e réunion du Conseil des ministres, Félix Tshisekedi a « fermement » rappelé l’impératif de cohérence, de discipline institutionnelle, de concertation permanente et d’unité d’action dans la conduite des relations diplomatiques, conformément aux orientations de la politique étrangère de la République démocratique du Congo.

Au cours de cette réunion du Conseil des ministres, tenue  vendredi 23 octobre 2026 à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo et D’après le compte rendu de la réunion, lu par le porte-parole du gouvernement, le chef de l’État, Félix Tshisekedi a souligné que la coordination rigoureuse des initiatives et des engagements pris au nom de l’État garantit la crédibilité de la diplomatie congolaise, la cohérence des positions du pays et la préservation des intérêts supérieurs de la Nation.

« À cet égard, le ministère des Affaires étrangères a été réaffirmé comme principal canal institutionnel des relations diplomatiques et interlocuteur privilégié des missions diplomatiques étrangères accréditées dans notre pays. Il lui incombe, à ce titre, d’assurer l’interface diplomatique, de coordonner les échanges institutionnels, d’accompagner les négociations ainsi que la conclusion et le suivi des accords intergouvernementaux, en étroite collaboration avec les ministères sectoriels concernés », rapporte le compte rendu de la réunion.

C’est dans ce contexte que le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a mis en garde contre la multiplication des initiatives et des contacts non coordonnés avec les ambassades étrangères. Il a souligné que de telles pratiques étaient susceptibles de fragiliser la crédibilité de la diplomatie nationale et de compromettre la cohérence des positions défendues par la République démocratique du Congo sur la scène internationale.

« Le président de la République a insisté sur le fait qu’il ne saurait admettre la multiplication des initiatives et des contacts non coordonnés avec les ambassades étrangères, susceptibles de fragiliser la crédibilité de notre diplomatie », indique le compte rendu de la réunion.

Le dispositif envisagé accorde également une place importante à la Première ministre, dans le cadre de ses responsabilités de direction et de coordination de l’action gouvernementale. Selon Félix Tshisekedi, la cheffe du gouvernement devra veiller à ce que les initiatives des différents ministères en matière de coopération internationale restent conformes aux orientations de la politique étrangère nationale.

« Dans ce cadre, la Première ministre, dans son rôle de direction et de coordination de l’action gouvernementale, veillera à la cohérence des initiatives des membres du Gouvernement en matière de coopération internationale, à leur conformité avec les orientations de notre politique étrangère ainsi qu’à la bonne articulation des interventions. À cet effet, le président de la République a instruit la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Diaspora congolaise, de mettre en place, en concertation avec la Primature et son Cabinet, un mécanisme permanent, souple, rapide et efficace de coordination des relations avec les missions diplomatiques étrangères », rapporte le compte rendu de la réunion.

Toutefois, le président de la République, Félix Tshisekedi, a souligné que cette coordination ne devait pas se traduire par un alourdissement des procédures administratives ni par une entrave à l’exercice des attributions des ministères sectoriels. L’objectif, selon lui, consiste à concilier la centralisation de la coordination diplomatique avec la participation effective des différentes administrations concernées par la coopération internationale.

« Ce dispositif visera notamment à harmoniser les positions, à fluidifier les échanges et à garantir un suivi rigoureux de nos engagements internationaux, renforçant ainsi l’unité et la cohérence de notre action extérieure, sans alourdir les procédures ni entraver l’exercice des attributions sectorielles », souligne le compte rendu.

À travers cette instruction du président de la République, Félix Tshisekedi, le gouvernement entend renforcer l’unité de l’action extérieure de l’État, assurer une meilleure cohérence des engagements internationaux et consolider la place du ministère des Affaires étrangères dans la conduite des relations diplomatiques dans un contexte où la RDC fait face à l’agression rwandaise à travers la rébellion de l’AFC/M23, devenue le Front national pour la refondation de la nation, désormais dirigé par Joseph Kabila Kabange, ancien président de la République.

Le front diplomatique a toujours été considéré, à Kinshasa, comme l’un des fronts stratégiques et importants pour faire entendre la voix de la RDC sur la situation sécuritaire dans l’est du pays.

Clément MUAMBA