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RDC : autour de Kahuzi-Biega, les difficultés de commercialisation limitent des revenus qui financent 29% de l’alimentation des ménages

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Les produits forestiers non ligneux représentent près du quart des revenus des ménages étudiés autour du parc national de Kahuzi-Biega, dans l’est de la République démocratique du Congo, mais leur potentiel économique et alimentaire reste limité par des difficultés de commercialisation et une fiscalité élevée dans les zones urbaines, selon un rapport de la FAO.

Dans son rapport intitulé Des forêts pour l’alimentation : nourrir les populations, préserver la planète, publié en 2026, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture reprend les résultats d’une étude réalisée dans les hautes terres situées autour de Kahuzi-Biega.

Selon cette étude, les produits forestiers non ligneux fournissent 23,3% des revenus des ménages concernés, ce qui en fait leur deuxième source de revenus après l’agriculture.

Ces ressources servent principalement à l’achat de nourriture et permettent d’acquérir, en moyenne, 29% des aliments du ménage, précise le rapport.

La FAO recense au moins 55 produits forestiers utilisés comme aliments dans la zone étudiée. Il s’agit notamment de légumes sauvages, de champignons, d’épices et d’autres ressources prélevées dans la forêt.

Ces produits contribuent à diversifier l’alimentation et apportent des nutriments essentiels à des populations confrontées à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire.

Mais leur exploitation économique se heurte à plusieurs obstacles. Le rapport cite notamment les prix de vente peu élevés, la courte durée de conservation, la saisonnalité, la raréfaction de certaines ressources, le contrôle des prix ainsi qu’une fiscalité élevée lors de leur commercialisation dans les centres urbains.

Ce décalage est important : alors que les produits forestiers constituent une source significative de revenus et financent une partie de l’alimentation des familles, les conditions de commercialisation limitent les bénéfices que les ménages peuvent en tirer.

La FAO estime que des pratiques durables et un meilleur accès au marché sont nécessaires pour exploiter pleinement le potentiel nutritionnel et économique de ces ressources.

Les chiffres cités proviennent d’une étude publiée en 2024 sur les communautés des hautes terres autour du parc de Kahuzi-Biega. Ils ne représentent donc ni l’ensemble du Sud-Kivu ni la totalité de la RDC.


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