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RDC : Marie Ange Mushobekwa dénonce la « persécution » de Joseph Kabila et de sa famille 

Joseph Kabila lors des consultations à Goma

Sur le Space live organisé lundi par Stanis Bujakera Tshiamala, Marie Ange Mushobekwa, cadre du FCC, a rappelé que Joseph Kabila avait lui-même démenti à plusieurs reprises toute appartenance à l'AFC/M23, soulignant que la situation sur le terrain « serait différente » s'il en faisait réellement partie, compte tenu de son passé de chef de l'État pendant dix-huit ans et de militaire connaissant, selon elle, en profondeur le territoire congolais. « Nous croyons en sa parole, jusqu'à preuve du contraire, et personne n'a réussi à nous prouver le contraire », a-t-elle affirmé.

Goma, « une province de la RDC »

Mushobekwa a insisté sur le fait que le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, avec leurs chefs-lieux Goma et Bukavu, demeurent, selon elle, des provinces congolaises à part entière. Elle a justifié le choix de Joseph Kabila de s'y rendre plutôt que dans des territoires sous contrôle gouvernemental par ce qu'elle a décrit comme des persécutions visant l'ancien président et sa famille, humiliations, accusations, saisie et pillage de ses biens. « On ne va pas obliger un ancien président à vivre à l'étranger alors qu'il a besoin de vivre dans son pays », a-t-elle déclaré.

Le FCC dit avoir condamné « à plusieurs reprises » la présence de troupes étrangères

Mme Mushobekwa a par ailleurs affirmé que le FCC avait, à travers plusieurs communiqués consultables selon elle sur les réseaux sociaux, dont son propre compte et ceux d'autres journalistes, condamné l'agression dont est victime la RDC et réclamé le retrait des troupes rwandaises, ougandaises, burundaises ainsi que des mercenaires présents sur le sol congolais. Elle a dénoncé ce qu'elle a qualifié d'« amnésie partielle » de la part de certains acteurs, qu'elle accuse de chercher à « discréditer un adversaire politique » ou à « le tuer politiquement » en ignorant ces prises de position répétées.