Des affrontements ont opposé, lundi 17 août, deux groupes de combattants Wazalendo dans le village d’Iteya, situé dans la localité de Banakindi, en groupement Kisimba, territoire de Walikale, au Nord-Kivu.
Selon Lavie Changwi, secrétaire administratif du groupement Kisimba, les combats ont débuté aux environs de 10 heures, heure locale, entre les éléments du CMC/FAPC, dirigés par Bigabo, et ceux du groupe Sindondori.
Les deux camps se sont affrontés à l’aide d’armes à feu, provoquant un échange de tirs qui s’est prolongé pendant plusieurs heures. Face à l’intensité des combats, plusieurs habitants d’Iteya ont été contraints de quitter leurs maisons pour chercher refuge dans la forêt.
D’après les premières informations recueillies auprès de l’administration locale, ces affrontements sont liés à une incompréhension entre les deux groupes autour de la gestion de l’entité.
Cette rivalité a ainsi dégénéré en affrontement armé, faisant craindre une nouvelle détérioration de la situation sécuritaire dans cette partie du groupement Kisimba, déjà confrontée à des épisodes récurrents de violences entre groupes armés.
Le secrétaire administratif du groupement Kisimba précise toutefois que le bilan humain et matériel de ces affrontements reste encore inconnu. Aucun chiffre officiel concernant d’éventuels morts ou blessés n’est encore disponible.
La reprise des combats à Iteya suscite une nouvelle inquiétude parmi les habitants, particulièrement exposés aux conséquences des affrontements entre groupes armés. La fuite de la population vers la forêt témoigne de la crainte des civils face à la poursuite des tirs.
La situation demeure tendue dans le village d’Iteya, où les habitants restent dans l’incertitude quant à une éventuelle reprise des combats.
Ces affrontements interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement fragile dans le territoire de Walikale, notamment dans plusieurs zones du groupement Kisimba, où les rivalités entre acteurs armés et les affrontements pour le contrôle de certaines positions continuent de perturber la vie des populations civiles.
La société civile de Kisimba appelle les autorités locales à prendre des mesures pour éviter une escalade de la violence et favoriser le retour au calme dans cette partie du territoire de Walikale.