Dans la province de la Tshopo, la coopérative des cultivateurs du cacao a appelé, ce lundi 17 août 2026, les autorités à revoir à la baisse les taxes d'évacuation du cacao qui se paie désormais à plus de 65$ par tonne.
Dominique Kasimba, coordinateur de la coopérative des cultivateurs du cacao dans la Tshopo, a souligné, lors d'un entretien avec Actualite.cd, que « la pression fiscale ne donne pas un très bon climat des affaires. Les territoires ont créé leurs propres taxes d'évacuation ».
La première taxe d'évacuation payée à la province est de 22,5$ par tonne, selon Dominique Kasimba. Cependant, au niveau des territoires, les producteurs de cacao paient jusqu'à 45$ pour la même taxe d'évacuation.
« Si vous nous comparez avec la province sœur de l'Ituri, c'est 6$ la tonne. Pour la Tshopo, c'était 45$, l'ONAPAC nous a aidés en négociant avec le Gouvernement provincial, on est arrivé à remettre cette taxe à 22.5$, ce qui est encore très élevé par rapport à la province de l'Équateur qui est à 5$ », a dit notre interlocuteur.
Comme conséquence, cette surtaxation « empêche le développement du cacao dans la Tshopo », a laissé entendre Dominique Kasimba qui appelle à des mesures « d'incitations à investir dans le secteur du cacao. On veut que le Gouverneur ou le gouvernement national puisse prendre des mesures afin d'arrêter ces manœuvres qui cherchent à décourager l'émergence de l'économie agricole de la Tshopo ».
Dans la Tshopo, la filière cacao a intéressé des agriculteurs ces dernières années. Dominique Kasimba propose à la province de réduire la taxe jusqu'à 10$ pour permettre à la filière cacao de connaître son expension dans la Tshopo.
Gaston Mukendi, à Kisangani