Trente femmes déplacées internes vivant dans la commune de Maluku, à Kinshasa, ont bénéficié d'une formation de deux jours sur la gestion durable des activités génératrices de revenus (AGR). Organisée par l'organisation Cris de la Femme, avec l'appui du Fonds pour les Femmes Congolaises (FFC), cette initiative vise à renforcer les capacités économiques des bénéficiaires afin de favoriser leur autonomisation.
La formation a porté sur les notions d'entrepreneuriat, la gestion simplifiée d'une activité génératrice de revenus, l'éducation financière, la planification ainsi que les stratégies permettant d'améliorer la rentabilité des AGR. L'objectif est d'aider ces femmes à renforcer leurs moyens de subsistance, préserver leur dignité et améliorer leurs conditions de vie.
La cérémonie d'ouverture a été présidée par l'assistant du bourgmestre de la commune de Maluku, qui a encouragé les participantes à s'approprier les connaissances acquises afin de les mettre en pratique dans leurs activités quotidiennes.
Intervenant à son tour, la superviseure du projet, Jocelyne Musasa, a indiqué que cette formation s'inscrit dans l'engagement de Cris de la Femme en faveur de l'autonomisation économique des femmes.
«Nous sommes convaincus que lorsqu'une femme dispose des connaissances nécessaires pour gérer efficacement une activité génératrice de revenus, c'est toute sa famille, voire toute sa communauté, qui en bénéficie », a-t-elle déclaré.
Également secrétaire exécutive de l'organisation, elle a invité les participantes, venues des provinces du Maï-Ndombe, du Kwango, du Kwilu et des Plateaux de Batéké à la suite des conflits, à prendre une part active aux échanges et à partager leurs expériences.
Quatre modules pour renforcer les capacités entrepreneuriales
La facilitatrice, Stella Luhavo, a expliqué que la formation était articulée autour de quatre modules.
Le premier portait sur les notions fondamentales de l'entrepreneuriat féminin, les qualités d'une entrepreneure ainsi que les critères de choix d'une activité génératrice de revenus.
Le deuxième module était consacré à la gestion simplifiée d'une AGR. Les participantes ont appris à mieux organiser, planifier et contrôler leurs ressources financières. La formatrice a notamment insisté sur la nécessité d'éviter les erreurs courantes dans la gestion des dépenses, des recettes et de l'épargne.
Le troisième module était centré sur l'éducation financière. Stella Luhavo a rappelé l'importance de l'épargne comme mécanisme de prévention face aux imprévus et comme levier de développement des activités économiques.
Enfin, le quatrième module a abordé l'accès au marché. Les échanges ont porté sur l'identification et la fidélisation de la clientèle, la présentation des produits ainsi que le choix stratégique du lieu de vente.
À l'issue des travaux en groupes, les participantes ont formulé plusieurs recommandations. Elles ont notamment plaidé pour l'exonération des taxes de marché et d'étalage en faveur des femmes vulnérables, le renforcement des activités génératrices de revenus déjà existantes par Cris de la Femme, ainsi que l'organisation d'un accompagnement régulier à travers des formations et un suivi de proximité.
La session s'est clôturée par l'allocution de la présidente de Cris de la Femme, Jeanne Kabuo, qui a salué l'assiduité et l'engagement des participantes tout au long de la formation. Elle les a encouragées à mettre en pratique les connaissances acquises afin de développer des activités économiques durables et améliorer les conditions de vie de leurs ménages.