Les dépenses liées au fonctionnement de l'État, en particulier les dépenses de personnel, ont progressé plus rapidement que plusieurs dépenses d'investissement à fin avril 2026, selon un document de suivi budgétaire publié par le ministère congolais du Budget.
À fin avril, l'exécution globale du budget atteint 7.469,8 milliards de francs congolais, pour une prévision linéaire de 16.323,1 milliards de francs congolais, soit un taux d'exécution de 45,8 %, selon ce document signé le 10 juillet par la Direction générale des politiques et programmation budgétaire (DGPPB). Les données présentées portent sur les ressources propres, les statistiques relatives aux ressources extérieures n'étant pas encore intégrées.
Le document montre que les dépenses de personnel affichent un taux d'exécution de 91,4 %, parmi les plus élevés des différentes catégories de dépenses. À l'inverse, les dépenses d'équipements n'atteignent que 0,7 % des prévisions linéaires, tandis que les dépenses de construction, réhabilitation et acquisition immobilière s'établissent à 16,6 %.
Des écarts apparaissent également selon les secteurs. Le taux d'exécution est de 81,3 % pour l'enseignement, contre 22,6 % pour la santé et 16,7 % pour les affaires économiques.
Le ministère relève par ailleurs que plusieurs rubriques n'ont enregistré aucune exécution à fin avril, notamment les bourses d'études, le fonds de péréquation, plusieurs investissements financés sur ressources extérieures ainsi que les investissements sur transfert aux provinces et aux entités territoriales décentralisées (ETD).
Les dépenses sociales atteignent 43 % des prévisions linéaires, les rémunérations représentant l'essentiel de leur exécution, selon le document.
Le rapport souligne en revanche que le Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) affichait, à fin décembre 2025, un taux d'exécution de 95,7 %, malgré un déficit de financement estimé à 26 millions de dollars.