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RDC : la Coalition de l'Article 5 appelle à un dialogue national centré sur la souveraineté du peuple

Photo d'illustration

La Coalition de l'Article 5 a salué l'initiative du président de la République visant à organiser un dialogue national et inclusif, tout en plaidant pour un processus fondé sur l'article 5 de la Constitution, qu'elle considère comme le socle de la participation citoyenne aux grandes décisions nationales. Cette position a été rendue publique jeudi 23 juillet 2026 à Lubumbashi par l'initiateur de la coalition, Caleb Banza, à l'issue d'une réunion consacrée à la vision et aux objectifs de cette nouvelle plateforme.

Selon Caleb Banza, la Coalition de l'Article 5 tire son nom de l'article 5 de la Constitution de la République démocratique du Congo, qui consacre la souveraineté du peuple et son droit de décider librement de son destin. À ses yeux, cette disposition constitutionnelle doit constituer le fondement du futur dialogue national.

« L'article 5 de notre Constitution reconnaît au peuple le droit de s'autodéterminer et de décider de son destin. C'est cette volonté populaire que notre coalition entend défendre », a-t-il déclaré.

L'initiateur de la plateforme a précisé que son mouvement ne s'inscrit ni dans une logique d'opposition systématique au pouvoir ni dans un soutien inconditionnel au chef de l'État.

« Nous ne sommes ni dans une opposition mécanique contre un homme, ni dans un soutien aveugle ou partisan à un homme. Notre combat est celui de la volonté populaire », a-t-il affirmé.

Un dialogue au service des citoyens

Tout en saluant la convocation d'un dialogue national et inclusif, la Coalition de l'Article 5 estime que cette initiative ne doit pas se limiter aux seuls acteurs politiques. Elle soutient que les citoyens doivent être les principaux bénéficiaires et acteurs de ce processus.

La plateforme rappelle que les précédents dialogues politiques ont souvent privilégié les intérêts des élites au détriment des préoccupations de la population.

« Nous espérons que ce dialogue rencontrera les attentes du peuple. Il ne doit pas mettre les salons politiques au premier plan, mais le peuple congolais lui-même », a soutenu Caleb Banza.

Contre un dialogue de partage des postes

La Coalition de l'Article 5 affirme également son opposition à toute démarche qui ferait du dialogue un cadre de négociation pour le partage des responsabilités entre familles politiques.

Maître Caleb Banza reconnaît la légitimité des partis politiques dans le débat démocratique, tout en estimant qu'aucune formation politique ne peut se substituer à la volonté de l'ensemble des Congolais.

« Aucun groupe ne peut se substituer à plus de 120 millions de Congolais. Le peuple seul est souverain », a-t-il insisté.

Le référendum comme expression de la volonté populaire

La plateforme évoque enfin les mécanismes prévus par la Constitution, notamment le référendum, comme instrument d'expression directe de la volonté populaire sur les grandes questions nationales.

Selon Caleb Banza, le président de la République dispose d'une opportunité historique de rompre avec les pratiques politiques du passé en organisant un dialogue qui redonne effectivement la parole au peuple.

« Nous voulons un dialogue civique qui permette au peuple de s'exprimer légalement et dignement sur le destin de son pays. Aucun individu ne peut se substituer à la volonté populaire. Le peuple seul est souverain et détient le pouvoir de décider de son avenir », a-t-il conclu.

José Mukendi