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Dialogue national : Lambert Mende parle d'un « soulagement généralement partagé »

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Intervenant jeudi lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, l'ancien porte-parole du gouvernement Lambert Mende Omalanga a livré une évaluation nuancée de l'état d'esprit qui règne au sein de la classe politique congolaise face au dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi.

Interrogé sur ce climat, il a d'abord reconnu l'existence de fortes réticences des deux côtés de l'échiquier politique avant que le chef de l'État ne tranche : « Je pense que c'est un soulagement qui est généralement partagé. Il y avait d'une part beaucoup de scepticisme de la part de nos compatriotes de l'opposition, ou devrais-je dire des oppositions. Et pas mal de doutes dans les rangs de la majorité, c'est-à-dire de l'Union sacrée de la nation à laquelle j'appartiens, et qui était partagée entre le fait de devoir parler avec des gens qui, en réalité, ont des exigences parfois jugées irréalistes. »

Selon Lambert Mende, c'est l'autorité présidentielle elle-même qui aurait permis de dépasser ces divisions internes à la majorité : « Je pense que le président a mis tout le monde d'accord. Après tout, il est le chef de cette famille politique. Et lorsqu'il a décidé, il devient plus facile de se rassembler autour de cette décision. »

Il estime qu'un consensus assez large se dégage désormais en faveur de ces retrouvailles politiques, dont l'objectif serait de renforcer la nation face à une menace extérieure persistante : « Donc aujourd'hui on peut dire qu'il y a une tendance assez majoritaire, très majoritaire même dans le pays, en faveur de ces retrouvailles qui ont pour objectif de rendre la nation congolaise plus forte face à l'agression. Parce que ce qui n'est pas uni n'est pas fort. Nous avons besoin d'un pays fort, parce que cela fait trente ans que nous endurons ces agressions répétées qui nous viennent du Rwanda. »

Interrogé plus largement sur son regard sur la situation du pays, après avoir occupé plusieurs fonctions institutionnelles majeures sous des régimes successifs, Lambert Mende s'est montré préoccupé : « Elle est inquiétante. C'est pourquoi il nous faut absolument reconstruire cette unité, pour reconstruire une certaine capacité à nous défendre des agressions que nous valent les convoitises suscitées par les ressources dont nous disposons et dont certains veulent s'emparer par la force. »

Il a conclu sur la nécessité, selon lui indiscutable, d'une union nationale : « C'est extrêmement important, nécessaire, indispensable même, que nous puissions nous mettre ensemble pour devenir beaucoup plus résilients face à toutes ces menaces. »