Interrogé mardi lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala sur le lieu susceptible d'accueillir le dialogue national, Delly Sesanga a exprimé des réserves sur la capitale congolaise, s'appuyant sur son expérience d'ancien parlementaire pour justifier sa méfiance à l'égard d'un cadre qu'il juge propice aux pressions politiques.
« Vous savez, j'étais parlementaire. J'ai vu, moi je suis déjà allé à l'Assemblée nationale et j'ai vu pour la première fois que le Parlement pouvait être entouré par les forces du progrès qui venaient faire pression sur les parlementaires pour aller dans telle ou telle direction. Il faut savoir dans quelle situation se trouve le pays aujourd'hui", a-t-il d'abord fait savoir.
Pour l'opposant, "si nous voulons vraiment des vraies solutions aux problèmes du pays, il faut créer les contextes pour lesquels les discussions peuvent se passer dans la sérénité, dans la liberté de ton, la participation de tous et dans la tolérance mutuelle. Donc il y a sans doute des mesures de garantie qu'il faut prendre de ce point de vue. Et sur le lieu : est-ce que Kinshasa offre aujourd'hui les conditions de sérénité suffisantes pour tous ? Je ne pense pas".
Cette réserve rejoint les préoccupations plus larges exprimées par l'opposant sur la nécessité de garanties concrètes avant l'ouverture des travaux, la question du lieu s'ajoutant à celle des mesures de décrispation déjà évoquées.