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RDC: ce qui change après les premières consultations sur le dialogue national

Ambongo et les leaders de C64

Le processus de dialogue national voulu par le président Félix Tshisekedi a connu plusieurs développements depuis son annonce, avec le report de la marche de l'opposition, la poursuite des consultations des Églises et l'apparition de premiers points de convergence, mais aussi de nouvelles interrogations sur le format du futur dialogue.

Premier développement: la coalition d'opposition C64 a annoncé le report de la manifestation qu'elle prévoyait d'organiser le 22 juillet à Kinshasa, répondant favorablement à la demande formulée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et l'Église du Christ au Congo (ECC).

Deuxième évolution: ce report s'accompagne d'un ultimatum. L'opposition exige du président Félix Tshisekedi qu'il convoque officiellement le dialogue avant le 15 août, faute de quoi elle affirme qu'elle reprendra des actions citoyennes.

Troisième développement: les consultations menées par les responsables religieux auprès de l'opposition permettent de mieux cerner leur approche. Selon plusieurs participants, ils ont indiqué qu'aucun sujet ne devait être exclu à l'avance et que les futurs participants seraient appelés à définir eux-mêmes l'ordre du jour du dialogue.

Quatrième élément: cette présentation diffère de celle du gouvernement. Les responsables religieux n'auraient pas évoqué une future ordonnance présidentielle lors de leurs échanges avec l'opposition, alors que l'exécutif affirme qu'une ordonnance fixera les modalités d'organisation du dialogue.

Cinquième évolution: le porte-parole de l'ECC, Éric Nsenga, a décrit le futur dialogue comme un « nouveau paradigme », résultant d'un « mixage » entre le format initialement envisagé par le président et celui porté par la Cenco. Il a insisté sur le fait qu'il ne devait pas être perçu comme le dialogue des Églises, mais comme « le processus de la nation ».

Enfin, les responsables religieux poursuivent leurs consultations. Éric Nsenga a indiqué qu'aucun acteur ne devait être placé dans une « posture d'exclusion », tout en reconnaissant qu'aucun contact n'avait encore eu lieu avec la plateforme Sauvons la RDC et qu'une feuille de route était en cours d'élaboration.