RDC: « les conditions du dialogue seront précisées chemin faisant » (Ambongo)

Photo d'illustration
Cardinal Ambongo

Après l'entretien du président de la République avec les confessions religieuses, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, représentant l’Église catholique, a annoncé que Félix Tshisekedi a levé l’option d’engager la RDC dans un processus de  dialogue national inclusif. Les détails seront précisés « chemin faisant ».

« C’est ici pour moi l’occasion d’exprimer, au nom de mes collègues, ma gratitude au président de la République, qui, en tant que père d’une nation, s’est dépassé pour prendre cette initiative et inviter tous les fils et filles du Congo à s’assoir et à se dire ce qui ne va pas. Je lui dis de tout cœur : merci pour cette hauteur », a rapporté l’archevêque métropolitain de Kinshasa.

Le prélat catholique, qui était accompagné de Monseigneur Donatien Nshole (CENCO), l’archevêque Evariste Ejiba Yamapia (ERC), des pasteurs André Bokundoa et Eric ESenga (ECC), le cheikh Abdallah Mangala, de la Communauté musulmane, ainsi que du porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, a remercié à juste titre les présidents Congolais Denis Sassou N’Guesso, et le Burundais Evariste Ndayishimiye pour leur implication à travers des échanges qu’ils avaient engagés avec leur homologue, à Bujumbura puis à Brazzaville.

« Ce sont des échanges qui ont porté essentiellement sur des sujets d’intérêt national. À l’issue de ces échanges, nous avons eu à nous rendre compte que notre pays, la RDC, a besoin de communion entre les filles et fils du Congo ; l’unité, la communion pour être solides, fort, comme vous le savez tous que notre pays souffre d’une agression qui vient essentiellement de l’Est du Rwanda », rappelle-t-il.

Fin janvier, le président de la République avait déjà accepté la tenue d’un dialogue national inclusif, mais avait, à cette époque-là, exclu toute participation des rebelles de l’AFC-M23. Il avait aussi insisté que ce cadre soit organisé à Kinshasa, par le gouvernement, sans que ces assises remettent en cause les institutions issues des élections. Ces conditions ont été alors rejetées par l’opposition, qui estimait dangereux d’écarter les rebelles qui sont dans ce contexte comme le nez de la crise sécuritaire dans l’Est du pays.

Lors de sa conférence de presse du mois de mai dernier, Tshisekedi avait déclaré que ce n’est pas le dialogue qui convaincrait les troupes rwandaises de quitter le sol congolais.

Samyr LUKOMBO