Ituri : 8 centres de traitement d’Ebola (CTE) désormais opérationnels, un autre bientôt inauguré à Nyankunde

Illustration. Vaccination contre le virus Ebola à l'hôpital de Nzérékoré, dans le sud-est de la Guinée, le 24 février 2021/Ph. AFP

La province de l’Ituri renforce son dispositif de riposte contre la maladie à virus Ebola avec la mise en service de huit Centres de Traitement Ebola (CTE) déjà opérationnels, auxquels viendra s’ajouter une nouvelle structure en construction à Nyankunde, dont l’inauguration est prévue ce jeudi 11 juin 2026. Cette évolution intervient dans un contexte où la province demeure l’épicentre de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, avec une pression persistante sur les structures sanitaires.

En prélude à l’inauguration officielle du CTE de Nyankunde construit par l’ONG Samaritans Purse dans l’enceinte de l’ISTM Nyankunde, une délégation provinciale a effectué une visite d’inspection du chantier.

La conseillère du gouverneur de l’Ituri en charge de la santé, Dr Jeanne Alasha, a confirmé l’état d’avancement des travaux et l’imminence de la mise en service de la structure. Elle qui fait partie de l'équipe de riposte, a également rappelé la cartographie actuelle des structures de prise en charge des cas d’Ebola en Ituri : Hôpital général de référence de Bunia ; CTE de CME : HGR Rwampara ; HGR Mongbwalu ; HGR Nyankunde ; HGR Aru ; Centre de transit ELIKYA ; et CTE ISTM Nyankunde.

Dr Jeanne Alasha a insisté sur la nécessité d’améliorer la prise en charge précoce des malades et de lutter contre la dissimulation des cas dans les communautés. « Encourageons les malades à ne pas se cacher à la maison mais à se faire hospitaliser dans les centres normaux pour recevoir les soins appropriés », a-t-elle exhorté.

L’Ituri reste l’épicentre de la flambée actuelle d’Ebola, concentrant la majorité des cas confirmés au niveau national. Les autorités sanitaires font face à une transmission toujours active dans plusieurs zones de santé, ainsi qu’à des défis persistants liés au suivi des contacts et à l’adhésion communautaire.

Dans ce contexte, le renforcement des infrastructures de prise en charge est considéré comme un levier essentiel pour réduire la mortalité et interrompre les chaînes de transmission.

Freddy Upar, à Bunia