L’Assemblée nationale a franchi une première étape dans l’examen de deux projets de loi stratégiques liés au financement du développement, en les déclarant recevables lors de la plénière de ce mardi. Ces textes, présentés par le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, portent sur la ratification d’accords de prêt conclus notamment avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique.
Après des échanges jugés constructifs, les députés ont décidé de soumettre ces projets à une commission mixte pour un examen approfondi avant leur adoption définitive.
Ces accords de financement, évalués à 150 millions de dollars américains et mobilisés avec l’appui de partenaires tels que le Fonds international de développement agricole et le Fonds de l’OPEP pour le développement international, s’inscrivent dans la mise en œuvre de la vision sociale du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Deux programmes structurants sont au cœur de ces financements. Le Programme d’Appui au Développement Rural Inclusif et Résilient (PADRIR), doté de 70 millions de dollars, vise à réduire la pauvreté et l’isolement dans les provinces du Maniema, de la Lomami, du Kasaï-Central et du Kasaï-Oriental. Il prévoit notamment la réhabilitation de près de 1 000 kilomètres de routes et pistes rurales, dont l’axe stratégique Kindu–Kasongo, ainsi que la construction d’infrastructures sociales au bénéfice de plus d’un million de personnes.
En parallèle, le Projet d’Implantation des Incubateurs des PME Agricoles (PIIPME), financé à hauteur de 16 millions de dollars, ambitionne de stimuler l’entrepreneuriat et la création d’emplois. Huit incubateurs modernes seront installés dans plusieurs provinces, dont le Tanganyika, le Nord-Kivu et le Kongo Central, afin d’accompagner les jeunes et les femmes dans la transformation locale des produits agricoles tels que le manioc, le maïs, le café et le cacao.
Lors de la présentation, le ministre des Finances a insisté sur la portée stratégique de ces initiatives, les qualifiant d’« investissements structurants pour la justice sociale et la cohésion nationale », destinés à renforcer la sécurité alimentaire et à dynamiser les économies locales.
Le Gouvernement se dit confiant quant à l’issue des travaux en commission, espérant une adoption rapide de ces textes pour permettre le décaissement des fonds et accélérer la mise en œuvre de ces projets au profit des populations rurales.