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RDC: la population de Nizi et Bambu (Ituri) privée de service médical de base depuis la suspension des activités de MSF suite à l’insécurité 
Vendredi 26 novembre 2021 - 10:42
ACTUALITE.CD

La situation sécuritaire et humanitaire en Ituri est toujours aussi préoccupante. Même les populations des alentours de Bunia ne sont pas épargnées. Depuis le départ fin octobre de Médecins Sans Frontières (MSF) de Bambu, la population locale est abandonnée à elle-même.  Deux employés de cette organisation avaient été blessés, le 28 octobre, à la suite de l’attaque de leur véhicule par des hommes armés non autrement identifiés. MSF, qui attend toujours des autorités des enquêtes sur cet incident, avait alors décidé de se retirer momentanément de la zone.

Les activités de MSF à Nizi et Bambu s’adressaient à une population estimée à plus de 470 000 personnes, parmi lesquelles près de 175 000 résidant à Nizi, 176 000 à Bambu et 120 000 déplacées internes. Au sein de ce projet, les équipes de MSF ont réalisé plus de 33 000 consultations au cours du premier semestre de 2021 et animé 21 229 sessions de sensibilisation.

« Aujourd’hui, les conditions d’un accès sécurisé nécessaire à la reprise de nos activités ne sont pas réunies, souligne Stéphane Hauser, coordinateur de projet à Nizi. Cela demande un engagement par toutes les parties au conflit, sans exception (…) La suspension de nos activités prive la population du minimum d’assistance médicale que notre présence permettait d’assurer, ajoute Stéphane Hauser. Nous sommes indignés à l’idée que les civils, les blessés et les malades puissent à nouveau payer le prix de cette insécurité ».

La violence fait rage depuis 2017 dans la province de l’Ituri, en particulier dans les zones où MSF mène des projets. « Il y a un impératif urgent de compréhension et d’acceptation de l'aide humanitaire ainsi que de ses principes. Cela doit être clarifié rapidement afin de nous permettre d’établir si, oui ou non, les conditions d’une perspective de retour sont réunies, » a conclu Stéphane Hauser.

MSF appelle ainsi les FARDC, les CODECO et l’ensemble des parties prenantes impliquées dans le conflit en Ituri, à œuvrer pour permettre à l’aide humanitaire d’être acheminée et délivrée sur toute l’étendue de la province.

Dans la province de l’Ituri, MSF appuie en collaboration avec le ministère de la santé 4 hôpitaux généraux, 12 centres de santé, trois postes de santé et 32 sites de soins communautaires dans les zones de santé de Drodro, Nizi et Angumu pour la prise en charge des maladies pédiatriques, de la malnutrition, du paludisme, des violences sexuelles et de la santé mentale.

Au total, 17 organisations humanitaires ont suspendu leurs mouvements dans le territoire de Djugu (Ituri), suite à la détérioration de l’accès humanitaire ces dernières semaines. La conséquence est grave. Près de 320 000 personnes ayant besoin d’une aide vitale et urgente à Drodro, Fataki, Nizi, Lita, Bambu et Mangala ne peuvent pas être atteintes par ces humanitaires, selon les chiffres publiés par OCHA.

Plus de 1,7 million d’hommes, femmes et enfants sont déplacés à l’intérieur de l’Ituri, dont plus d’un tiers dans le territoire de Djugu ; les enfants représentent 52% des personnes déplacées.

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