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Présidence du Sénat : Léonard She Okitundu dit avoir été « victime » de sa propre majorité face à Kengo wa Dondo

Sénat plénière

Léonard She Okitundu n'a pas oublié son échec à la présidence du Sénat. Invité lundi 21 septembre 2026 du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, le premier et dernier ministre des Affaires étrangères de Joseph Kabila est revenu sur cette défaite face à Léon Kengo wa Dondo, qu'il attribue au comportement de son propre camp. L'épisode a marqué, selon lui, le début d'une longue décennie loin des affaires.

L'ancien chef de la diplomatie affirme d'abord qu'il n'était pas « délibérément candidat ». C'est Joseph Kabila qui aurait tenu à ce qu'il se présente. Sur le papier, l'élection semblait acquise. La majorité présidentielle disposait alors, selon lui, d'environ 72 sénateurs sur 108. « Mon élection aurait pu passer comme une lettre à la poste, très facilement », estime-t-il.

Le scénario a pourtant basculé. « On a été surpris à la dernière minute », raconte Léonard She Okitundu, qui dit avoir manqué la présidence de la chambre haute à quatre voix près, « victime du comportement de notre propre majorité ». Il refuse toutefois d'entrer dans les détails : « Il y a des détails que je ne pourrais pas étaler pour l'instant. » De cet épisode, il dit avoir tiré une leçon sur les pratiques politiques congolaises : « Il fallait faire extrêmement attention et ne pas accorder sa confiance à n'importe qui. »

Tout en reconnaissant avoir été « désappointé », l'ancien ministre assure avoir fait preuve de fair-play. Il affirme avoir été « le premier » à tendre la main à Léon Kengo wa Dondo pour reconnaître sa victoire.

Cette défaite a-t-elle affecté sa relation avec Joseph Kabila ? « Peut-être un petit peu », concède-t-il, en expliquant qu'il n'occupait plus de fonctions qui le plaçait formellement aux côtés du chef de l'État. Resté « simple sénateur », il choisit de siéger à la commission des Relations extérieures, par attachement aux questions internationales, qu'il décrit comme son « ADN ». Il y restera une dizaine d'années, sans exercer de responsabilités gouvernementales durant les deux législatures qui ont suivi, jusqu'à son retour aux Affaires étrangères en 2016.


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