Le Centre de Traitement Ebola (CTE) géré par Médecins Sans Frontières (MSF) a été la cible des hommes armés la nuit du vendredi à ce samedi 7 novembre 2026 en ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu. L'intervention des forces des sécurité a dissuadé le plan des hommes qui voulaient à tout prix incendier ce CTE, alors que des detonations d'armes ont plongé la population dans une panique.
Pour la police nationale congolais commissariat urbain de Beni, l'identité des hommes armés ayant tenté l'attaque n'est pas encore connu et les enquêtes se poursuivent. Toutefois, eclaire-t-elle, tout serait parti de la mort d'une femme d'un élément se réclamant Mzalendo.
"Dans la journée de ce même vendredi, une jeune femme, épouse d'un présumé Muzalendo, testée positive à Ebola, est décédée. Les coéquipiers de son époux sont venus vouloir récupérer le corps de gré ou de force, mais sans succès. Après l'attaque la nuit, des enquêtes préliminaires menées par la Police ont permis de retrouver sur le lieu du drame des bouteilles remplies d'essence qui n'ont pas explosé. Elles ont été récupérées pour la poursuite des enquêtes", indique Nasson Murara, l'un des communicateurs de la police nationale congolaise en ville de Beni.
Si la matinée de ce samedi rest calme au CTE de MSF et aux environs, la police dit condamner "fermement cette attitude sophiste et appelle la population à ne pas s'attaquer au personnel soignant ni aux structures où sont soignés nos frères et sœurs victimes de cette maladie virale".
Depuis la résurgence de l'épidémie d'Ebola à Beni, plus de 800 cas ont déjà été notifiés dont plus d'une moitié décédée. Face à l'expansion de la maladie, les personnels soignants et les autorités politico-administratives ne cessent d'inviter les personnels soignants au respect des mesures barrières en accompagnant les équipes de la riposte.
Dieubon Mughenze