You are using an outdated browser. For a faster, safer browsing experience, upgrade for free today.
Diaporama
Slide 1 selected
Catégorie

RDC : Jean-Claude Tshilumbayi réagit au communiqué de la C64 sur la mort de Manassé Lomboto Bemengola, renvoie dos à dos les responsabilités et appelle à une enquête indépendante

Foto

Le Premier vice-président de l'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Jean-Claude Tshilumbayi, s'est exprimé vendredi lors d'un Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, en réaction au communiqué publié par la Coalition Article 64 (C64) relatif à la marche du 15 septembre 2026 et à la mort de Manassé Lomboto Bemengola, cadre du parti ADDCONGO, survenue lors de cette manifestation à Kinshasa.

Interrogé sur les accusations portées par la C64, qui met en cause la responsabilité politique et pénale du président Félix Tshisekedi dans l'assassinat de Manassé Lomboto Bemengola, attribué à la milice « Force du progrès » appuyée selon la coalition par la police et l'armée, Jean-Claude Tshilumbayi a refusé de se prononcer sur l'identité des auteurs des violences constatées. 

« Je ne peux pas me hasarder à ce niveau ici à affirmer que tel a été agressé par tel », a-t-il déclaré, plaidant pour la tenue d'une enquête indépendante seule à même de déterminer, selon lui, « les causes » et « les acteurs » de ces violences.

Le Premier vice-président de l'Assemblée nationale a par ailleurs indiqué avoir constaté que le secrétaire général de l'UDPS Augustin Kabuya avait présenté, de son côté, des membres de l'UDPS « grièvement blessés » et « en grand nombre » lors des mêmes événements. Il a estimé qu'il ne lui appartenait pas, à ce stade, de déterminer les responsabilités, qu'il s'agisse de blessés du parti au pouvoir ou de l'opposition, réclamant que les sanctions, une fois l'enquête indépendante menée, s'appliquent « à qui que ce soit », sans distinction entre majorité et opposition, sur des pratiques qu'il a qualifiées d'« anti démocratiques ».

Jean-Claude Tshilumbayi a ensuite déplacé le débat sur un autre terrain, reprochant à la C64 de ne pas avoir évoqué, dans son communiqué, la participation populaire à une manifestation qu'il a présentée comme un rassemblement de soutien à Joseph Kabila et à Paul Kagame. Selon lui, « le peuple a refusé de rejoindre » cette mobilisation, alors même que la C64 aurait, selon ses mots, prétendu s'exprimer en son nom. Il a qualifié la communication de la coalition de « subterfuge », évoquant une journée entière consacrée, selon lui, à « construire un discours ».

Ces propos interviennent après la publication, le 17 septembre, d'un communiqué dans lequel la C64, signé notamment par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, dénonce également des violations des droits humains dans plusieurs villes du pays et réaffirme son opposition à toute révision constitutionnelle visant, selon elle, à permettre un troisième mandat au président Tshisekedi.