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10 ans du POESAM en RDC: Orange célèbre une décennie d’engagement en faveur de l’entrepreneuriat social, Linda Tatiana Balagizi sacrée vainqueure de la 10ᵉ édition

10e édition du Prix Orange de l’Entrepreneuriat Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM)

Dix ans déjà que le Prix Orange de l’Entrepreneuriat Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM) accompagne l’innovation et l’entrepreneuriat social en République démocratique du Congo. Pour marquer cette décennie, Orange RDC a organisé, vendredi 11 septembre, une soirée à l’hôtel Pullman de Kinshasa, qui a également marqué la finale de la 10ᵉ édition du POESAM.

Cet anniversaire marque une décennie d’engagement continu en faveur d’une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’innovateurs congolais engagés dans la transformation durable de leur société. Depuis sa création, le POESAM s’est donné pour ambition de soutenir des entrepreneurs proposant des solutions à fort impact social et environnemental, en s’appuyant notamment sur le numérique comme levier d’inclusion et de progrès.

Pour cette édition anniversaire, plusieurs projets étaient en lice. À l’issue d’un processus de sélection mené par les équipes d’Orange RDC et évalué par un jury pluridisciplinaire composé d’experts et de décideurs de l’écosystème congolais, dix projets finalistes ont été retenus. Les projets présentés couvrent plusieurs secteurs prioritaires pour le développement de la RDC, notamment la santé, l’éducation, l’agriculture, l’environnement et l’inclusion financière.

Au-delà des dotations financières, Orange RDC entend offrir aux lauréats un accompagnement global comprenant notamment le mentorat, la mise en réseau et des opportunités de développement commercial. Au terme de la compétition, Linda Tatiana Balagizi, porteuse du projet Osiris, s’est hissée à la première place et remporte une dotation de 14 millions de francs congolais. Elle est suivie par Clever Menji, avec le projet Genesis, qui décroche la deuxième place et une dotation de 6 millions de francs congolais. Eliel Kahindirwa, avec Tala Prix, complète le podium à la troisième place et reçoit une dotation de 4 millions de francs congolais. Le Prix féminin revient à Aurore N’sasi, avec son projet Recystation, qui reçoit une dotation de 6 millions de francs congolais.

Linda Tatiana Balagizi dédie son prix à son équipe et à la jeunesse congolaise

Visiblement émue après sa victoire, Linda Tatiana Balagizi a dédié cette distinction à toute son équipe ainsi qu’à la jeunesse congolaise. Pour la lauréate, cette victoire dépasse sa personne.

« Je suis tellement contente, tellement joyeuse, mais beaucoup plus honorée de pouvoir porter la voix de la jeunesse avec l’innovation, de pouvoir montrer que la jeunesse congolaise est beaucoup plus que capable. Elle est en mesure de formuler et de fonder des solutions qui répondent aux besoins réels de la société. Le prix POESAM ne représente pas que quelque chose pour moi. C’est toute une équipe qui a été derrière ce projet. C’est l’équipe d’Artemis Africa que je dois remercier, ainsi que toute personne qui a contribué, d’une manière ou d’une autre, à la mise en place et à l’élaboration de ce projet. Mais aussi, POESAM, c’est Orange. C’est vraiment un honneur, mais aussi l’occasion de dire merci à l’équipe d’organisation pour cette initiative qui soutient les jeunes et qui les accompagne dans leurs initiatives », a déclaré devant la presse Linda Tatiana Balagizi.

Osiris, une ruche intelligente au service de l’apiculture

Le projet Osiris, qui a convaincu le jury, repose sur une approche technologique de l’apiculture. Linda Tatiana Balagizi explique avoir voulu faire évoluer la ruche traditionnelle grâce à l’Internet des objets (IoT) et à l’intelligence artificielle. Le dispositif intègre des capteurs IoT installés à l’intérieur des ruches afin de recueillir différentes données. Une application permet ensuite aux utilisateurs d’accéder à ces informations, tandis que l’intelligence artificielle intervient dans leur traitement et leur analyse.

Pour la jeune entrepreneure, cette innovation pourrait contribuer à mieux valoriser les ressources naturelles de la RDC et à faire rayonner le savoir-faire congolais au-delà des frontières. Elle en a également profité pour encourager la jeunesse à oser, à croire en ses capacités et à ne pas rester attentiste.

« Notre projet porte sur des ruches intelligentes et connectées. Donc, ce que nous faisons, nous avons réinventé la ruche. Nous sommes passés de la ruche traditionnelle à la ruche moderne, de la ruche moderne à la ruche intelligente. Nous avons pu mettre en place des systèmes de capteurs IoT à l’intérieur des ruches et nous avons créé une application qui permet d’accéder aux données collectées par ces capteurs. Mais à cela, nous avons ajouté l’intelligence artificielle pour pouvoir traiter les données reçues à partir des capteurs. Je leur suggérerais d’avancer, de foncer, de ne pas hésiter, de croire en leurs rêves et en leurs possibilités en tant que jeunes », a-t-elle ajouté dans sa réaction.

Un choix fondé sur la qualité du projet

Présidente du jury de cette 10ᵉ édition, Yvonne Chika Nabintu, patronne de HODARI SARL et experte en ressources humaines, revient sur un processus de sélection qu’elle décrit comme exigeant. Elle insiste également sur le fait que le choix de Linda Tatiana Balagizi ne répondait pas à un critère de représentation féminine, mais à la qualité de son projet.

« Les travaux ont été lourds, ça a été long. Et la beauté de ces jurys d’aujourd’hui, comme tous les jurys de POESAM RDC, c’est la diversité, l’expertise de chacun. On a accordé la première place à une dame, pas parce qu’elle est une dame, mais parce qu’elle a eu le projet le plus méritant, le plus impactant et le plus prometteur. On souhaite qu’elle aille beaucoup plus loin avec ce projet », a-t-elle expliqué devant la presse

Pour la présidente du jury, l’ensemble des finalistes mérite d’être encouragé. À l’en croire, le POESAM constitue une bonne initiative qui permet de mettre en lumière les talents en RDC.

« Ça fait plaisir de prendre part au Congo qui émerge et qui réussit, mais aucun n’a démérité. Le deuxième projet est tout aussi beau, ainsi que le troisième et les autres. Il y a du travail à faire. On dit qu’on n’est jamais arrivé. Même avec le prix d’aujourd’hui, on va continuer à pousser nos gagnants à aller beaucoup plus loin », a affirmé cette ancienne cadre de TotalEnergies RDC

Orange RDC veut accompagner les projets vers la mise en œuvre

Pour le directeur général d’Orange RDC, Brutus Sadou Diakité, les dix années du POESAM constituent une réalisation importante en faveur de la jeunesse et des entrepreneurs congolais. L’édition 2026 marque également, selon lui, une nouvelle étape dans l’accompagnement des lauréats. Orange RDC entend notamment accompagner les deux premiers projets afin de favoriser leur passage à une phase de mise en œuvre concrète.

« Pour moi, les dix années de POESAM en RDC, c’est une réalisation formidable pour la jeunesse de la RDC, pour les jeunes entrepreneurs de la RDC. Cette dixième édition va apporter un changement notable. Nous avons décidé de participer au lancement à l’échelle des deux premiers. Les deux jeunes entrepreneurs qui sont arrivés premiers de ce POESAM 2026 seront accompagnés par Orange pour lancer dans la vie réelle leur projet », a-t-il fait savoir lors de sa réaction

L’entreprise souhaite par ailleurs faire des réalisations des lauréats de 2026 un exemple pour les prochaines éditions. Brutus Sadou Diakité estime que le projet Osiris s’est particulièrement distingué par son caractère innovant et son potentiel pour la RDC. Selon le directeur général d’Orange RDC, cette solution pourrait contribuer à une meilleure valorisation des richesses naturelles du pays.

« Pour le POESAM 2027, nous nous ferons un devoir de venir présenter aux nouveaux lauréats ce que les lauréats de 2026 ont réalisé. La dame, Linda, a juste été excellente dans son speech et son projet aussi était un projet très avant-gardiste et un projet qui est adapté à la RDC. Nous pensons que ce projet va permettre de mettre en valeur les ressources naturelles de la RDC, en particulier la richesse de la faune et de la flore en RDC. Cela va permettre, par la suite, d’exporter le savoir-faire de la RDC dans les pays du voisinage et même plus loin encore, peut-être à travers tout le monde », a fait savoir le DG d’Orange RDC.

Il souligne également l’effet produit par la prestation de la lauréate devant le jury.

« La première, Madame Linda, nous a surpris. Nous avons tous été, on va dire, électrisés par la qualité de sa prestation et par la qualité de son projet, et le côté avant-gardiste du projet qui allie utilité, innovation et projet d’utilité nationale pour la RDC », a-t-il ajouté dans sa réaction.

Le numérique comme levier d’innovation et de transformation sociale

Au-delà de la compétition et des récompenses financières, cette dixième édition réaffirme la vision portée par Orange RDC : faire du numérique un outil au service de l’innovation et de la transformation sociale. Depuis une décennie, le POESAM entend ainsi mettre en lumière des femmes et des hommes capables de transformer leurs idées en solutions concrètes pour leurs communautés.

« Depuis dix ans, ce prix célèbre une conviction forte d’Orange : le numérique est un formidable levier d’inclusion, d’innovation, de transformation sociale. Chez Orange, nous sommes convaincus que les réponses les plus pertinentes aux défis de nos communautés viennent aussi de celles et ceux qui osent imaginer et entreprendre pour transformer », souligne le DG d’Orange RDC.

Et d’ajouter :

« Ce soir, nous célébrons avant tout des hommes et des femmes qui osent transformer une idée en solution et une ambition en impact concret. Les entrepreneurs ne changent pas seulement leur propre vie, mais changent aussi la vie de l’ensemble de leur communauté. »

Avec cette dixième édition, Orange RDC veut donc inscrire le POESAM dans une dynamique allant au-delà de la simple récompense. L’objectif affiché est désormais de transformer les projets primés en solutions viables, capables de produire un impact durable.

« Le POESAM est plus qu’une compétition. Il traduit, pour Orange, un moyen de soutenir les innovateurs à travers un accompagnement, un mentorat, un réseau et des opportunités de développement. Car derrière chaque projet que nous accompagnons, il y a bien sûr une ambition, mais surtout le potentiel de transformation pour des milliers de vies », a affirmé le DG d’Orange RDC.

Pour le directeur général d’Orange RDC, au-delà des chèques remis aux lauréats, le véritable enjeu de cette décennie d’entrepreneuriat social reste le même : donner aux innovations congolaises les moyens de passer de l’idée à l’impact. Il a exhorté la jeunesse à rêver grand et surtout à ne pas se sous-estimer.

« Continuez de vous perfectionner. Pour ceux qui ne seront pas retenus cette année, ce n’est que partie remise, puisque chaque année, nous allons désormais faire le présent. Aux finalistes que je devine impatients, peut-être même un peu stressés dans l’attente des résultats, voici mon message : soyez fiers du chemin que vous avez parcouru jusqu’ici. À chacun d’entre vous, je souhaite de continuer à croire en vos idées, à les porter avec passion et détermination, car certaines des solutions dont la RDC aura besoin demain sont peut-être déjà entre vos mains aujourd’hui, à travers les projets que vous portez », a-t-il espéré dans son intervention.

Et de recommander :

« Je ne sais pas si vous saisissez ce que je voulais vous faire traduire ici. Ne vous mettez pas de barrières. Il n’y a pas de barrières. Ce qui est possible aux États-Unis est possible ici. Ce qui est possible à la Silicon Valley est possible ici. Peut-être que les prochains Elon Musk sont là. Ça ne dépend que de vous. Donc, la vie, surtout dans le domaine de la technologie, est toujours limitless. Soyez limitless. »

Un bilan de dix ans qui témoigne du dynamisme congolais

En dix ans d’existence en RDC, le programme affiche un bilan chiffré significatif. Selon les données communiquées par son directeur général :

- 1 858 candidatures enregistrées au total ;
- 42 lauréats récompensés ;
- 121 500 dollars américains distribués en dotations financières ;
- 475 candidatures soumises pour la seule édition 2026.

Clément MUAMBA


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