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Beni : les activités tournent au ralenti à l’appel à une journée ville morte suite à l'insécurité urbaine

Une artère de la ville de Beni au Nord-Kivu

Les activités tournent au ralenti en ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu ce lundi 14 septembre 2026, à l'appel à une journée ville morte annoncée par la société civile suite à la criminalité grandissante. Le secteur le plus touché est celui du commerce, alors que d'autres secteurs restent opérationnels.

Au centre commercial de Matonge, la plupart des boutiques ferment leurs portes. Quelques maisons de commerce hésitent à rouvrir les portes alors que les pharmacies fonctionnent comme d'habitude. Au boulevard Nyamwisi, la circulation est fluide, le transport reste normal,  les banques et les stations services rendent leurs services.

Des étalages vides et des transactions commerciales perturbées auprès de quelques commerçants présents, c'est l'image du marché central de Kilokwa. À quelques mètres des écoles poursuivent les activités, le secteur éducatif étant le moins touché par l'appel à une journée sans activités. 

La société civile coordination urbaine de Beni, ne cesse d'alerter sur la criminalité qui prend de l'ampleur dans la ville, marquée par des assassinats ciblés et des incursions d'hommes armés dans les ménages. Pour Pepin Kavota, président de cette structure, les autorités doivent assurer la sécurité des citoyens exposés à la criminalité. 

"Nous sommes entrain de comptabiliser 11 personnes tuées par armes à feu en pleine ville depuis le début de l'année et deux autres personnes tuées par armes blanches. C'est seulement la commune Ruwenzori qui n'a jusque-là pas enregistré des morts ou des assassinats ciblés. Nous demandons aux autorités à tous les niveaux à bien s'activer pour arrêter cette hémorragie qui est entrain d'arracher les vies humaines.  La ville est en danger et les vies humaines sont en train d'être consumées non seulement par les armes blanches et à feu, mais à la maladie à virus Ebola", a-t-il indiqué.

La goutte qui a débordé les vases, afin de provoquer la réaction de la société civile, est l'assassinat la soirée du  jeudi dernier de 3 personnes en plein centre ville. Parmi les victimes figurait un couple d'un changeur de monnaie, pris pour cible, et qui sera inhumé ce lundi.

Dieubon Mughenze, à Beni