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« Trois pièges » dans le discours de Tshisekedi : Kabund alerte sur la confusion, l'arbitrage et la dilution de la crise

Jean-Marc Kabund

Poursuivant sa charge lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, Jean-Marc Kabund à Kabund a identifié ce qu'il présente comme trois « pièges » dans l'annonce du dialogue national par le Président Tshisekedi.

Premier piège : la confusion entre l'annonce et la nature du dialogue

Pour l'opposant, le Chef de l'État peut certes se targuer d'avoir répondu à la demande de dialogue, mais le format retenu ne correspond pas à ce que la C64 réclamait. « Nous n'avons pas demandé un forum, nous avons demandé un cadre bien circonscrit dans lequel les vrais problèmes du Congo seraient débattus, avec un médiateur ou un facilitateur neutre, et des mesures de confiance garanties », précise-t-il.

Deuxième piège : un président à la fois arbitre et partie

Kabund dénonce ensuite un dispositif dans lequel l'État organise le dialogue à travers ses institutions, pendant que le Président se positionne en arbitre. « Il est arbitre et en même temps partie », résume-t-il, y voyant une confusion des rôles.

Troisième piège : la dilution de la crise dans un exercice de consultation tous azimuts

Le troisième écueil, selon lui, tient à la dilution de la crise politique dans un vaste exercice de consultation populaire, dont l'issue pourrait se limiter à un recueil de milliers de résolutions sans effet concret sur la situation du pays.

Un discours jugé sous influence

Kabund appelle le Président à rédiger lui-même ses discours, mettant en cause l'entourage présidentiel, qu'il accuse de défendre des intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général. Il évoque notamment d'anciens adversaires politiques de l'UDPS, aujourd'hui rapprochés du pouvoir, qu'il tient pour responsables d'un discours « contradictoire ».

« À qui profite le crime ? »

Rappelant que la C64 a par le passé reporté des actions de rue pour donner sa chance au dialogue, l'opposant interroge la volonté réelle du pouvoir de mettre fin aux crises qui, selon lui, profitent politiquement au régime en place. Il conclut sur une interrogation lourde de sens : tant qu'une partie du territoire reste en guerre, ni référendum ni élections ne seraient possibles, une situation dont il demande ouvertement à qui elle profite.

 

 

 


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