Le Qatar a salué vendredi la libération par les autorités congolaises de quinze détenus remis à l'AFC/M23, estimant que cette opération constituait une "étape importante" pour renforcer la confiance entre les parties au conflit dans l'est de la RDC
Les quinze personnes ont été libérées par les autorités congolaises puis transférées et remises à l'Alliance fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) les 6 et 7 août, dans une opération facilitée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), selon un communiqué du ministère qatari des Affaires étrangères diffusé par l'agence officielle QNA.
Cette opération a été menée conformément au mécanisme de libération des détenus signé à Doha en septembre dernier dans le cadre du processus de paix entre Kinshasa et l'AFC/M23, précise le texte.
Doha estime que cette première libération constitue une "étape importante dans le renforcement de la confiance entre les parties" et dans la création de conditions favorables à de nouveaux progrès vers "des solutions pacifiques et durables".
Le Qatar, qui assure la médiation entre le gouvernement congolais et l'AFC/M23, a également salué le rôle du CICR dans la mise en œuvre du mécanisme, ainsi que dans "le transfert sécurisé et la remise des détenus conformément aux principes humanitaires".
L'émirat a aussi rendu hommage aux efforts des partenaires soutenant le processus de paix, sans les nommer dans son communiqué.
Doha a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses efforts pour faciliter le dialogue entre les parties et dit espérer que cette première opération permettra d'"impulser une nouvelle dynamique" dans les négociations et de renforcer la confiance entre les protagonistes.
Le Qatar souhaite que cette étape contribue également aux efforts visant à instaurer la paix et la stabilité dans l'est de la RDC et à répondre aux aspirations de la population congolaise à "la paix, au développement et à la prospérité".
Cette réaction intervient après la remise à l'AFC/M23 des quinze détenus, première opération de ce type réalisée dans le cadre du mécanisme conclu à Doha.
Le gouvernement congolais avait de son côté présenté cette libération comme une mise en œuvre de ses engagements et appelé à leur application réciproque, tandis que les Etats-Unis ont salué l'opération et encouragé les parties à poursuivre la mise en œuvre du processus.