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Les États-Unis annoncent 242 millions USD supplémentaires pour renforcer la riposte contre Ebola en RDC et dans la région

Photo d'illustration

Le gouvernement des États-Unis a annoncé, mercredi 5 août, une nouvelle enveloppe de 242 millions de dollars américains destinée à renforcer la lutte contre l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda et dans les pays voisins. Cette contribution vise à soutenir les opérations d'urgence, la préparation régionale ainsi que l'aide humanitaire liée à l'épidémie.

Selon le Département d'État américain, cette nouvelle allocation s'inscrit dans l'engagement pris lors du sommet du G7 du 16 juin, portant à plus de 512 millions de dollars l'aide directe américaine consacrée à la riposte contre Ebola.

« Le département d'État, en étroite coordination avec les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis, et en partenariat avec les gouvernements de la République démocratique du Congo, de l'Ouganda et d'autres pays de la région, continue de mettre en place une réponse rapide et globale à l'épidémie d'Ebola en RDC », indique le communiqué.

Washington souligne également les efforts déployés par l'Ouganda pour contenir la propagation de la maladie.

« Les États-Unis saluent l'Ouganda pour les mesures rapides et décisives qu'il a prises afin de faire face à l'épidémie et de limiter la propagation du virus Ebola », précise le Département d'État.

Les autorités américaines rappellent qu'elles demeurent le principal bailleur de fonds de la riposte contre Ebola. Elles invitent les autres partenaires internationaux à accroître leur soutien financier afin d'intensifier les interventions sur le terrain.

Des résultats déjà enregistrés

Le Département d'État affirme que les financements déjà mobilisés ont permis d'obtenir plusieurs résultats dans les pays concernés. Parmi ceux-ci figurent la réalisation de 8,6 millions de dépistages, la diffusion de messages de sensibilisation ayant atteint plus d'un million de personnes, ainsi que le soutien à plus de 180 centres de santé dans les zones affectées.

L'aide américaine a également contribué au fonctionnement de 12 centres spécialisés de traitement d'Ebola en RDC, à la distribution de près de 300 tonnes de matériel essentiel, notamment des équipements de protection individuelle, ainsi qu'au renforcement des capacités de diagnostic dans 11 laboratoires opérationnels de la région.

Protection des citoyens américains

Le Département d'État rappelle que la protection des citoyens américains demeure une priorité. Les avis aux voyageurs concernant la RDC, l'Ouganda et le Soudan du Sud restent maintenus au niveau 4 (« Ne pas voyager »).

« L'administration Trump n'a pas de priorité plus importante que la sûreté et la sécurité des Américains » souligne le communiqué.

Les autorités américaines indiquent poursuivre leur collaboration avec les CDC afin de limiter les risques de propagation du virus, tout en apportant une assistance consulaire et financière aux ressortissants américains affectés par les restrictions de voyage.

Avec cette nouvelle contribution, Washington entend renforcer la surveillance épidémiologique, le dépistage aux frontières, les capacités de traitement, la mobilisation communautaire et la lutte contre la désinformation, afin de contenir la propagation du virus Ebola dans la région.

Cette annonce intervient alors que la République démocratique du Congo est confrontée à sa 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola. Deux mois après la déclaration officielle de l'épidémie, l'apparition de nouveaux cas dans plusieurs provinces a porté à cinq le nombre de provinces touchées : l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, la Tshopo et le Haut-Uele.

Malgré l'expérience acquise par le pays au fil des précédentes flambées, la riposte continue de faire face à d'importants défis opérationnels. En Ituri, des mouvements de grève des prestataires et du personnel de santé ont perturbé plusieurs activités de réponse. Les grévistes dénoncent notamment des retards dans le paiement de leurs primes, des conditions de travail jugées difficiles ainsi que le non-respect de certains engagements pris par les autorités.

À ces contraintes s'ajoute une insécurité persistante dans plusieurs zones touchées, qui complique le déploiement des équipes sanitaires et des partenaires humanitaires. Certains centres de traitement d'Ebola ont également été la cible d'attaques attribuées à des groupes armés, illustrant les défis sécuritaires auxquels se heurte la riposte et les risques qu'ils font peser sur les efforts visant à contenir la propagation du virus.

Clément MUAMBA