Le Béninois Damien Mama a été nommé Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, chef adjoint de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire. Cette haute fonction, qu'il occupe en succession de Bruno Lemarquis, nommé en avril dernier au poste de Représentant spécial adjoint auprès de la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA) et Coordonnateur résident, lui confère un rôle central dans l'action politique, humanitaire et de développement de l'ONU en République démocratique du Congo.
D'après un communiqué de l’ONU publié ce mardi 21 juillet, cette nomination intervient dans un contexte marqué par les efforts de la RDC pour faire face aux défis sécuritaires et humanitaires, consolider la paix, promouvoir le développement durable et améliorer les conditions de vie des populations.
Fort de plus de 25 ans d'expérience dans les domaines du développement, de l'action humanitaire et des opérations de paix en Afrique, Damien Mama possède une solide carrière au sein du système des Nations unies. Il a notamment exercé des responsabilités au Burundi, au Togo, au Mali, au Soudan du Sud, en Sierra Leone ainsi qu'au Kosovo.
Depuis mars 2023, il occupait les fonctions de Représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en République démocratique du Congo, une expérience qui lui a permis d'acquérir une connaissance approfondie du contexte congolais.
« Cette nomination intervient à un moment important pour la RDC, alors que le pays poursuit ses efforts pour relever les défis humanitaires, renforcer la paix, promouvoir le développement durable et améliorer les conditions de vie des populations », souligne le communiqué.
Avec cette nomination, Damien Mama est appelé à jouer un rôle central dans l'appui des Nations unies aux autorités congolaises, en coordonnant les actions de la MONUSCO et du système des Nations unies dans un contexte marqué par la recherche de la paix et de la stabilité dans l'est du pays. Il aura notamment la lourde responsabilité de coordonner les interventions humanitaires dans un pays qui traverse l'une des plus graves crises humanitaires prolongées au monde, avec environ sept millions de déplacés internes, principalement dans l'est du pays, où les besoins demeurent considérables en raison de l'activisme de nombreux groupes armés locaux et étrangers.
Il prend officiellement la tête de ce département des Nations unies dans un contexte particulièrement difficile. Face à l'impact de la 17e épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo, dont l'épicentre se situe dans la province de l'Ituri, déjà confrontée aux conflits armés, les besoins humanitaires et les priorités de la réponse ont été révisés afin de renforcer l'assistance aux communautés affectées jusqu'à la fin de l'année. C'est ce qu'a révélé, le jeudi 16 juillet 2026, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA/RDC), l'organe onusien chargé de coordonner et de renforcer la réponse internationale aux situations d'urgence complexes et aux catastrophes naturelles.
En 2026, afin de répondre aux besoins vitaux de millions de Congolais, notamment dans l'est du pays, le gouvernement de la République démocratique du Congo et la communauté humanitaire ont lancé, le mercredi 28 janvier 2026 à Kinshasa, un appel de fonds de 1,4 milliard de dollars américains. Alors que près de 15 millions de personnes se trouvent en situation de détresse, les ressources risquent de demeurer insuffisantes. Cette situation a contraint les Nations unies et leurs partenaires à concentrer leur assistance sur 7,3 millions de personnes parmi les plus vulnérables.
D'après l'addendum au Plan de réponse humanitaire 2026 rendu public par cet organe des Nations unies, le nombre de personnes dans le besoin a été révisé à 18,5 millions. En raison des contraintes financières, le nouveau plan prévoit de cibler uniquement 10,8 millions de personnes. Quant au financement requis, il a également été revu à la hausse et s'élève désormais à 2,13 milliards de dollars américains
Clément MUAMBA