Invité du Space en direct organisé dimanche par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, Germain Kambinga est revenu sur la genèse de son engagement en faveur d'une Quatrième République, une idée selon lui lancée dès 2017 au sein du Mouvement centriste congolais (MCC), qu'il a cofondé avec un groupe d'amis.
« C'était un des moments non suspects : le président Félix Tshisekedi n'était même pas président de la République à cette époque-là », a-t-il souligné, revendiquant une position constante depuis près d'une décennie.
Il a résumé la doctrine du MCC autour de trois piliers : la méritocratie dans l'accès aux fonctions publiques, la sanction politique au cœur du fonctionnement de l'État, et l'autonomie réelle des contre-pouvoirs. Il a illustré ce dernier point par le cas du Conseil supérieur de la magistrature, censé être indépendant mais contraint, selon lui, de « faire la queue au ministère des Finances » pour obtenir ses moyens de fonctionnement, une situation qu'il juge devoir être tranchée par voie constitutionnelle.
Mais la révélation la plus notable de son intervention concerne l'accord FCC-CACH conclu entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila après l'alternance de 2019. Selon Germain Kambinga, la révision constitutionnelle figurait déjà parmi les points prévus par cet accord.
« Je mets quiconque au défi de venir me contredire, puisque j'étais là », a-t-il affirmé, citant comme témoins Julien Paluku, Robota et Jean-Lucien Bussa, qu'il dit avoir côtoyés au sein de la conférence des présidents de l'époque. Il s'est dit surpris que d'anciens artisans de cet accord affichent aujourd'hui des réserves sur une révision constitutionnelle qu'il présente comme une possibilité, et même une nécessité, actée de longue date.