Le rapport du Groupe d'experts de l'ONU place la plateforme politique de Joseph Kabila sous une lumière accablante. Les experts établissent que « Sauvons la RDC » a appelé à un « soulèvement populaire » dont les objectifs « correspondaient » à ceux de l'AFC/M23, et documentent les visites répétées de l'ancien président dans les zones contrôlées par le groupe armé depuis mai 2025, ainsi que ses réunions avec ses hauts responsables.
Cette visibilité, selon les experts, semblait « destinée à occulter le rôle du Rwanda » en accréditant le récit d'un « mouvement congolais répondant à un problème congolais ».
Le rapport note la montée en puissance de Moïse Nyarugabo, ancien sénateur et figure clé du cercle rapproché de Kabila, qui a signé le communiqué final du second conclave de « Sauvons la RDC » en avril 2026 en qualité de « coordinateur du secrétariat technique » et « membre fondateur », une première association officielle avec le mouvement.
Le communiqué final, invoquant l'article 64 de la Constitution, le même brandi par l'AFC/M23 pour légitimer son action armée, est interprété par les experts comme un appel à la mobilisation politique aligné sur les objectifs du groupe rebelle.