RDC: « Pendant que nous parlons, des routes se construisent, des villes s'asphaltent et le premier avion congolais vers Bruxelles depuis 20 ans décolle le 1er juillet », Jean Claude Tshilumbayi dresse un bilan d'infrastructures "sans précédent"

Félix Tshisekedi lors du lancement des rocades de Kinshasa
Félix Tshisekedi lors du lancement des rocades de Kinshasa

Répondant aux accusations de vouloir utiliser le débat constitutionnel pour masquer un échec de gouvernance, le premier vice-président de l'Assemblée nationale Jean-Claude Tshilumbayi a déroulé ce vendredi soir sur le Live Space X de Stanis Bujakera Tshiamala un inventaire détaillé et géographiquement exhaustif de ce qu'il présente comme le bilan infrastructurel le plus ambitieux de l'histoire du pays depuis l'indépendance.

Sur le désenclavement du territoire, le tableau brossé est saisissant. Des contrats ont été signés pour la route Kananga-Ilebo. Des chantiers sont en cours pour relier Kananga à l'Angola via Kalambambuji, Kananga à Kisangani, Mweneditu à Kamina via Kabundu Dianda. Des autoroutes sont lancées entre Kinshasa et Muanda, et entre Mbuji-Mayi et Bukavu, déjà parvenue à l'étape de Kabinda-Mbangwa. 

Des villes qui n'avaient jamais connu le macadam, Kisangani, Bunia, Siro, Buta, Kananga, Tshikapa, Mbuji-Mayi, sont selon lui totalement asphaltées ou en voie de l'être. 

« Pendant que nous vous parlons ici, la ville de Siro a vu pour la première fois ce macadam », a-t-il déclaré. À Kinshasa, toutes les communes seraient désormais concernées par des travaux d'asphalte, une première depuis le départ des Belges.

Sur l'énergie, le vice-président a cité la relance du barrage de Kananga, arrêté depuis 1959, l'achèvement en cours du barrage de Pana Mwanga au Tanganyika, et du barrage de Busanga au Lualaba, ainsi que l'électrification pour la première fois du Grand Bandundu, Idiofa, Kikwit, Ngungu. 

Sur l'eau, deux nouvelles usines ont été construites à Kinshasa depuis le départ des Belges, et d'autres à Mbuji-Mayi. Sur les transports, des aéroports modernes ont été construits à Bunia et Kisangani, le port en eau profonde de Banana accueillera son premier bateau en mars prochain, et le train a repris à Kinshasa. 

Tshilumbayi a réservé sa dernière annonce pour la plus symbolique : « Le premier juillet, le premier avion congolais depuis près de vingt ans va atterrir à Bruxelles avec des passagers à bord dans des conditions très modernes. »

Sur le plan militaire, il a salué les pertes infligées pour la première fois de manière documentée aux forces rwandaises.

 « Depuis que le Rwanda nous agresse, nous n'avions jamais appris qu'un militaire rwandais était tué au front. Maintenant, il y a des cimetières certifiés par des journalistes, filmés et publiés », a-t-il affirmé, citant nommément Stanis Bujakera comme l'un de ceux qui les ont documentés.

Sur le plan macroéconomique, le chiffre avancé est éloquent : les réserves de change sont passées de 800 millions de dollars trouvés à la prise de pouvoir à 7,5 milliards de dollars aujourd'hui.

 « Ce que nous avons fait est tout simplement extraordinaire. Ça n'a de commune mesure ni avec les Belges, ni avec Mobutu, ni avec ceux qui se sont succédé après lui », a-t-il conclu, rejetant l'idée que le débat constitutionnel serait un écran de fumée. 

« Nous ne sommes pas concentrés sur des futilités. Nous sommes concentrés sur le programme. »