Lomé, la capitale togolaise, accueille les 7 et 8 juin 2026 la réunion semestrielle d’évaluation du processus de paix de l’Union africaine (UA) et de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette session d’évaluation intervient six mois après la réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation des efforts de paix, tenue les 16 et 17 janvier 2026 à Lomé.
Cette rencontre, organisée dans la capitale togolaise, réunit les représentants de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), du panel des facilitateurs ainsi que des partenaires internationaux du processus de paix. Les participants examinent l’état d’avancement de la feuille de route de l’Union africaine.
Au cours de cette période, plusieurs actions politiques ont été entreprises, des initiatives déployées et des discussions menées autour des différents accords. Cette étape d’évaluation est jugée nécessaire pour mesurer les progrès accomplis et renforcer les bases d’une paix durable dans cette partie du continent.
Le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, Yackoley Kokou JOHNSON, a, au nom du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, appelé les parties prenantes à continuer d’œuvrer de concert pour la consolidation et l’accélération des efforts de médiation.
"Nous devons continuer à œuvrer de concert pour consolider les acquis du processus de médiation et accélérer les efforts engagés en faveur d’une paix durable dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs. Pour le Togo, les contributions à la paix à l’Est de la République démocratique du Congo, pour peu qu’elles soient constructives et en cohérence avec les idéaux et objectifs de la médiation africaine, méritent d’être saluées et davantage capitalisées pour le bonheur des populations civiles et le retour de la confiance entre les acteurs", a déclaré M. Yackoley Kokou Johnson lors de l'ouverture des travaux.
M. Yackoley Kokou JOHNSON, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, a réaffirmé l’engagement du Togo en faveur d’une résolution durable de la crise, fondée sur une approche africaine concertée. Il a souligné que toutes les initiatives susceptibles de favoriser le retour de la paix dans l’Est de la RDC méritent d’être soutenues, pourvu qu’elles s’inscrivent dans une dynamique constructive et en adéquation avec les objectifs de la médiation africaine.
"Je voudrais ici rendre un vibrant hommage à Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil et médiateur, pour son engagement résolu inscrit dans une approche authentiquement africaine, cohérente et coordonnée, qui privilégie le dialogue et l’inclusion de tous les acteurs", a-t-il martelé dans son mot de circonstance.
Au cours de ces travaux, les participants passent en revue l’évaluation des activités du panel des facilitateurs ainsi que les leçons tirées. Ils examinent également les activités de la Commission et du Secrétariat conjoint indépendant. Une séance d’information est en outre consacrée aux processus en cours et à la contribution de la médiation de l’Union africaine. Des échanges sur les processus de Washington et de Doha figurent également à l’ordre du jour. Les discussions autour de ces différents points devraient aboutir à l’adoption d’un rapport final. Enfin, une rencontre de haut niveau est prévue entre les participants et le président du Conseil des ministres du Togo, médiateur désigné de l’Union africaine pour l’Est de la RDC.
Cette nouvelle rencontre fait suite à la réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo, organisée les 16 et 17 janvier à Lomé, au Togo. Initiée par Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil des ministres de la République togolaise et médiateur principal désigné par l’Union africaine (UA) pour l’Est de la RDC, cette réunion avait pour objectif de renforcer la confiance entre les parties, de faire progresser le dialogue et de veiller au respect des engagements pris par les différents acteurs impliqués dans le processus de paix.
Cette initiative, qui avait réuni autour d’une même table un panel de facilitateurs composé d’anciens chefs d’État, le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey, des représentants de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), ainsi que plusieurs partenaires internationaux, s’inscrivait dans le prolongement des efforts diplomatiques engagés ces derniers mois en faveur de la stabilité dans l’Est de la RDC.
À l’issue de ces assises, l’Union africaine avait présenté la nouvelle architecture de sa médiation pour le processus de paix dans l’Est de la République démocratique du Congo. Ce dispositif vise à soutenir et à compléter les initiatives de Washington et de Doha, menées respectivement sous l’égide des États-Unis d’Amérique et de l’État du Qatar.
Clément MUAMBA