Ebola en RDC: le gouvernement, l’OMS et leurs partenaires affirment travailler activement à la mise en œuvre rapide d’essais cliniques sur des vaccins et des traitements candidats

Campagne de lutte contre Ebola
Campagne de lutte contre Ebola à Mbandaka

La dix-septième dix-septième épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, causée par la souche Bundibugyo, continue de frapper la province de l’Ituri. Cette souche ne dispose à ce jour ni d’un vaccin homologué ni d’un traitement spécifique. 

Alors que l’épidémie s’est déjà étendue aux provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, un premier décès a été enregistré en Ouganda, alimentant les craintes d’une propagation régionale, voire internationale, malgré les messages rassurants des autorités et experts sanitaires.

Face à cette situation préoccupante, le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et leurs partenaires travaillent activement à la mise en œuvre rapide d’essais cliniques portant sur des vaccins et traitements candidats. 

Ils l’ont indiqué dans un communiqué conjoint rendu public dimanche 31 mai 2026, à l’issue d’une mission conjointe menée à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie dans l’Est de la RDC.

"Bien que la souche Bundibugyo présente des défis supplémentaires, notamment en raison de l'absence actuelle de vaccin homologué et de traitement spécifique approuvé, les mesures de santé publique approuvées demeurent efficaces pour ralentir la transmission et améliorer les chances de guérison. Le Ministère de la Santé, l'OMS et leurs partenaires travaillent activement à la mise en œuvre rapide d'essais cliniques portant sur des vaccins et des traitements candidats", renseigne la déclaration conjointe.

Dans le même document, les parties rappellent que les principaux défis de la riposte demeurent la détection précoce et l’isolement rapide des cas, le suivi rigoureux des contacts, l’organisation d’enterrements dignes et sécurisés, le renforcement des mesures de prévention et de contrôle des infections dans les structures sanitaires, ainsi que la poursuite des activités de sensibilisation communautaire.

Poursuivant leur appel à la mobilisation collective, le gouvernement congolais et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) exhortent l’ensemble des communautés à adopter et à maintenir des comportements protecteurs, notamment le lavage régulier des mains, le recours précoce aux structures de santé en cas de symptômes et le partage d’informations fiables et vérifiées. 

Les deux parties soulignent que l’engagement des communautés demeure un facteur déterminant pour interrompre la chaîne de transmission du virus.

"La République Démocratique du Congo met au service de cette riposte une expérience reconnue dans la gestion des épidémies d'Ebola, ayant déjà réussi à en contenir plusieurs. Cette expérience, conjuguée à un leadership politique affirmé au plus haut niveau de l'État et à une solidarité internationale renouvelée, constitue un socle solide pour venir à bout de l'épidémie actuelle", ont-ils rassuré dans la déclaration conjointe.

En date du 15 mai 2026, une épidémie d’Ebola a été confirmée dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. L’OMS a déclaré cette épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale. Il s’agit d’une souche rare du virus pour laquelle il n’existe ni vaccin homologué ni traitement spécifique.

Les conflits, les importants mouvements de population ainsi que la faiblesse du contrôle gouvernemental rendent difficiles le traçage des contacts et les efforts de riposte, tout en augmentant le risque de propagation à d’autres régions du pays et aux pays voisins. La grave situation humanitaire dans la région, où plus de 26 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, accroît davantage leur vulnérabilité. La malnutrition, les déplacements de population et la fragilité des services de santé contribuent à un risque élevé d’infection et de mortalité.

Clément MUAMBA