Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, est arrivé ce jeudi 28 mai dans la soirée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Cette visite vise à soutenir les efforts nationaux de riposte à l’épidémie de maladie à virus Ebola causée par la souche Bundibugyo, actuellement en cours dans l’Est du pays avec comme épicentre, l’Ituri.
Le Directeur général est accompagné du Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, le Dr Mohammed Janabi, ainsi que du Directeur exécutif du Programme de gestion des urgences sanitaires de l’OMS, le Dr Chikwe Ihekweazu.
"Je suis ici pour renforcer la riposte menée par le gouvernement", a-t-il déclaré devant la presse à Kinshasa.
Au cours de cette visite, précise le communiqué de l’OMS parvenu à la rédaction de ACTUALITE.CD, le Directeur général rencontrera les équipes de riposte, les partenaires ainsi que les communautés affectées, afin d’évaluer les besoins opérationnels, de renforcer la coordination des interventions et de mobiliser un soutien accru pour contenir l’épidémie.
Son agenda prévoit également une descente à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Avant son arrivée, il avait adressé un message de solidarité aux populations de l’Ituri pour leur dire qu’elles ne sont pas abandonnées et que son institution reste à leurs côtés dans l’objectif de surmonter cette épreuve.
"Aujourd’hui, je ne vous écris pas en tant que responsable. Je vous écris en tant que quelqu’un qui connaît votre région, qui a parcouru vos rues, et qui se soucie profondément de ce qui vous arrive, à vous et à vos familles. Je vous écris parce que je veux être avec vous en ces moments. Et je veux que vous sachiez que vous n’êtes pas seuls", avait rassuré le DG de l'OMS.
En date du 15 mai 2026, une épidémie d’Ebola a été confirmée dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, avant de s’étendre, à ce jour, aux provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. L’OMS a déclaré cette épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale. Il s’agit d’une souche rare du virus pour laquelle il n’existe ni vaccin homologué ni traitement spécifique.
Malgré les difficultés majeures d’accès aux communautés touchées, les autorités sanitaires congolaises se montrent optimistes et affirment disposer d’une connaissance approfondie ainsi que d’une expérience avérée dans la lutte contre les épidémies d’Ebola, après avoir déjà géré 16 épidémies de la maladie à virus Ebola. Une mission gouvernementale est arrivée ce jour à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, en vue d’évaluer la situation et de renforcer la riposte sur le terrain.
Clément MUAMBA