Annoncée en novembre dernier, la réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix dans l’est de la République démocratique du Congo s’est tenue samedi à Lomé.
Elle a réuni des délégués congolais, des représentants des médiateurs des États-Unis et du Qatar, ainsi que des facilitateurs de l’Union africaine, autour du président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé.
Selon les informations disponibles, aucune nouvelle initiative de paix n’a été annoncée à l’issue de cette rencontre. Les participants ont en revanche décidé de renforcer, en 2026, la médiation africaine, avec cinq co-facilitateurs, tous anciens chefs d’État africains.
Des missions sont prévues dans les jours qui viennent, notamment à Kinshasa, Kigali, Kampala et Gitega, afin d’accélérer la mise en œuvre des engagements pris par les parties.
« Je salue à cet effet l’engagement des États, des partenaires et de l’ensemble des parties prenantes. Plus que jamais, notre action collective doit rester guidée par une conviction forte : seule une solution politique concertée et durable permettra de restaurer la paix, la sécurité et la stabilité au bénéfice des populations de la région des Grands Lacs », a déclaré Faure Gnassingbé.
La veille, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, avait indiqué que la session devait notamment se concentrer sur la consolidation du processus africain unifié de paix, la clarification du rôle du secrétariat conjoint indépendant et l’examen d’un projet de feuille de route pour les douze prochains mois.
Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a pour sa part souligné l’urgence d’intensifier les actions de l’organisation afin d’apaiser les tensions entre la RDC et le Rwanda, ainsi que dans l’ensemble de la sous-région.