Candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, Théodore Ngoy a exprimé son soutien aux consultations politiques menées par le conseiller spécial du chef de l’État, Félix Tshisekedi, dans le but de renforcer la cohésion nationale et de mettre en place un gouvernement d’union. Selon lui, toutes les initiatives parallèles doivent se rattacher à cette démarche institutionnelle.
Sans nommer directement la CENCO et l’ECC, il s’est opposé à leur projet de dialogue incluant la rébellion du M23, estimant que cette approche revient à récompenser la violence armée.
« On ne peut pas accorder une prime à ceux qui prennent les armes contre la République. Il ne faut pas ressusciter Sun City pour distribuer le pouvoir à des rebelles. L’État doit restaurer l’unité nationale par son propre leadership », a-t-il déclaré à la presse.
Il a également dénoncé le rôle de certains Congolais dans ce qu’il qualifie d’agression soutenue par le Rwanda, en visant nommément Corneille Nangaa.
« Il y a des Congolais utilisés pour justifier l’agression. Le pays est envahi, des vies sont fauchées depuis 30 ans. Nangaa n’est pas la solution. Il a validé les résultats de 2018, il ne peut pas revenir aujourd’hui en messie », a-t-il lancé.
Théodore Ngoy a, par ailleurs, plaidé pour la décrispation politique, en appelant à la libération de militaires détenus et à la réhabilitation de certaines figures civiles.
« Nous avons demandé la fin des arrestations arbitraires. Des militaires comme le général Mulongo Dibwe doivent être libérés. Des personnalités comme Noël Kilomba doivent être rétablies dans leurs droits. Il faut en finir avec les menaces et les milices informelles », a-t-il ajouté.
Les consultations politiques sont basées sur des principes tels que la suprématie de la Constitution, l’unité nationale, l’intangibilité des frontières et une gouvernance inclusive, a précisé le directeur de cabinet du conseiller spécial. Toutefois, une partie de l’opposition reste réticente et privilégie le « pacte social » porté par les églises catholique et protestante.
Quatre catégories d’acteurs participent aux discussions : la majorité de l’Union sacrée, l’opposition parlementaire et extraparlementaire, la société civile, ainsi que des personnalités indépendantes, notamment d’anciens candidats à la présidentielle et figures publiques influentes.
Clément MUAMBA