Les livres à lire en 2022

Des livres
Ph. droits tiers

À la fin de l’été occidental, on parle souvent de rentrée littéraire tant de nombreux romans et autres créations d’écrivains sont prévus à cette date. L’année 2022 n’y échappe pas et propose, de ce fait, de nombreux ouvrages, de tous styles différents, pouvant convenir à un grand nombre de lecteurs plus ou moins habitués à dévorer page après page. La République Démocratique du Congo n’est d’ailleurs pas en reste, en ayant pris l’habitude de conter et parfois même d’échanger autour de certains livres. Des auteurs francophones à succès à ceux qu’il faut absolument relire dès lors que l’on a un peu de temps devant soi, quels livres faut-il lire à la rentrée 2022 parmi les nouveaux, ceux sortis au cours de l’année ou encore, les références du passé ?

Cher connard, Virginie Despentes 

Vous excuserez le titre, loin de vous être adressé ! Cependant, Virginie Despentes reste sur la même longueur d’onde pour son nouveau roman, porté sur la cause féministe qu’elle défend particulièrement et publié par la maison d’édition qu’elle a elle-même créée pour permettre à ce genre de romans de voir le jour. 

Connue pour sa trilogie Vernon Subutex, Despentes est, à l’instar des autres auteurs mentionnés ci-dessous, particulièrement clivante. L’essence même du monde littéraire direz-vous…

Anéantir, Michel Houellebecq 

L’auteur français a pris l’habitude de cliver et probablement d’en jouer fortement. Toujours est-il que chacun de ses livres est scruté dès lors qu’ils sortent et que la tournée promotionnelle du personnage s'ensuit. Avec son livre sorti au commencement de l’année actuelle, Michel Houellebecq a probablement signé son ouvrage le plus politique, au sein d’une liste pourtant bien longue et vieille de plusieurs décennies. 

Pour ses habitués, le roman est une réussite quand d’autres critiques ne le trouvent clairement pas à leur goût. Un véritable travail de l’auteur, tel qu’on le connaît pour résumer les choses ! 

A

Chess bitch, Jennifer Shahade 

Sur une note bien plus douce, Jennifer Shahade avait offert il y a quelques années, un ouvrage portant sur sa vie et se voulant inspirant pour d’autres femmes présentes dans son monde. Il faut dire que la championne de poker est totalement à part, étant une surdouée dans à peu près, tout ce qu’elle touche. Non sans en souffrir au quotidien.

Habituée des tables de poker et également des tables d’échecs, l’Américaine est une référence et tout bonnement un génie. Au-delà de ses nombreuses performances, elle peut aussi se montrer tourmentée et son expérience s’avère être une grande chance pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent la lire. Auteure de plusieurs livres, Shahade offrait avec cette première publication en 2005, une aide précieuse à tous ceux en ressentant le besoin. D’autres ont suivi et ont d’ailleurs, connu la même réussite critique. 

Une sortie honorable, Éric Vuillard 

Toute sa vie, l’écrivain lyonnais se verra rappeler qu’il a remporté le Prix Goncourt 2017 grâce à son roman, L’ordre du jour. S’il relatait dans cet excellent ouvrage les prémices du troisième Reich et tout ce qui allait, logiquement s’en suivre, il se concentre sur une autre partie sombre de l’époque moderne dans son dernier livre. Définitivement passionné par l’Histoire, il s’intéresse désormais à la sortie d’une guerre, plutôt qu’à son commencement. La guerre d’Indochine est ainsi racontée, d’une manière toujours aussi bouleversante. 

Le livre des soeurs, Amélie Nothomb 

N’allez pas oublier Amélie Nothomb au cœur d’une rentrée littéraire, l’écrivaine belge s’en sentirait très certainement bafouée ! Présente chaque année sur les étales des librairies, la romancière tout juste auréolée du Prix Renaudot pour l’un de ses derniers ouvrages, sera bel et bien présente avec un nouveau livre à l’arrivée de l’automne. Plus intime que jamais et bien entendu disponible chez Albin Michel, son éditeur historique, ce roman reste particulièrement noir, à son image et à l’habitude qu’elle a données à ses millions de lecteurs. Pour plusieurs critiques, l’abondance de créations ne semble toujours pas être un problème pour Nothomb.