Egypt-ICF : Crispin Mbadu rassure quant aux mesures conjoncturelles et structurelles prises par le gouvernement congolais pour diversifier l’économie et créer des conditions d’une croissance inclusive

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Le vice-ministre au Plan, Christian Mbadu

Le Vice-ministre du Plan Christian Mbadu a pris part au Caire en Egypte du 08 au 09 septembre 2021 à la première édition du forum d'Égypte pour la coopération internationale et le financement dans le développement Egypt-ICF. Réprésentant le gouvernement de la République Démocratique du Congo, Crispin Mbadu a abordé la thématique commune à l’Afrique, à savoir: "Les enjeux de la sécurité alimentaire et les perspectives de l’évaluation du système alimentaire à l’ère du Numérique".

Crispin Mbadu a fait savoir que le gouvernement a mis en place toute une batterie de mesures conjoncturelles et structurelles qui vise à 
diversifier l’économie et créer des conditions d’une croissance inclusive. À l'en croire, la redynamisation de l’agriculture vivrière, industrielle et pérenne ainsi que de la pèche et de l’élevage est une priorité pour le gouvernement.

"Parlant de la sécurité alimentaire à l’ère du numérique, le président de la République a créé un Ministère de Numérique, afin de faire de ce secteur un levier d’intégration, de croissance et de progrès social. Pour ce faire, un Plan National de Numérique à l’horizon 2025 a été élaboré, qui a tenu compte de la chaine des valeurs dans le secteur agricole. L’objectif est de construire des infrastructures sécurisées et développer une culture du numérique qui facilite la production des agriculteurs, rentabilise le stockage des produits agricoles et assouplit les mécanismes de distribution des denrées alimentaires tout en mettant en place les mesures d’accompagnement liées à la protection sociale.Pour mieux renforcer ces actions à long terme, le Gouvernement a adopté le Plan Directeur d’Industrialisation, chiffré à 50 milliards de dollars américains sur l’horizon 2050. Les défis sont certes énormes, mais les atouts du pays combinés à la vision du 
Président de la République qui consiste à Vaincre la pauvreté par la revanche du sol sur le sous-sol, et à la volonté politique du gouvernement actuel, donne des lueurs d'espoir." a déclaré Crispin Mbadu devant l'assistance.

Et d'ajouter :

"L’insécurité alimentaire constitue un enjeu pour l’ensemble des secteurs de développement du pays avec ses conséquences. Et cela souligne la nécessité de fixer des vraies perspectives d’évaluation du système alimentaire en mettant le numérique à contribution. En outre, notre pays croit fermement au développement de la coopération sud-sud entre pays africains, et sommes disposé à partager les meilleures pratiques dans ces domaines d’intérêts communs avec la République Arabe d’Égypte et pourquoi 
pas bénéficier de son accompagnement".

Face au paradoxe des potentialités de la République Démocratique du Congo et le nombre de personnes touchées par une insécurité aiguë estimée à 27,3 millions selon le cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, Crispin Mbadu a rassuré que le gouvernement a pris des mesures pour face à ces défis avec des outils de planification et de programmation.

"Il s’agit notamment des programmes et plans ci-après : Plan National d’Investissement Agricole avec comme objectif global de 
stimuler une croissance annuelle soutenue du secteur agricole de plus de 6 % ; Programme Multisectoriel d'Urgence d'Atténuation des impacts de la 
COVID-19 ; Programme National de sécurité alimentaire et nutritionnelle en 
Agriculture avec un accent particulier à la protection des emplois 
agricoles. Ces programmes sont en lien avec l’objectif 2 des ODD en rapport avec la lutte contre la faim. Pour leur mise en œuvre, le Gouvernement a reçu les appuis des différents partenaires au 
développement, entre ou autres : l'Organisation des Nations-Unies pour 
l’alimentation et l'agriculture (FAO), le Programme Alimentaire Mondial (PAM), la Banque Africaine de Développement, la Banque Mondiale, etc. Enfin, le programme d’actions prioritaire du gouvernement dérivé du Plan National Stratégique de Développement (PNSD), évalué à 36 milliards USD" a précisé Crispin Mbadu.

D'après les médias égyptiens, des pays de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique, des institutions de financement internationales, des partenaires de développement et des parties pertinentes des secteurs public et privé et de la société civile ont pris part à ces assises qui avait pour but d'examiner le renforcement de l'action commune destinée à réaliser le développement durable.

D'après les autorités égyptiennes, ce forum va jouer un rôle efficace dans l'avenir des partenariats internationaux pour atteindre les objectifs de l'agenda des Nations unies de 2030.

Clément MUAMBA