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L’effectif de l’armée a été revu à la hausse dans la région de Beni en prévision de « l’assaut final » contre les combattants d’Allied democratic forces (ADF). Actuellement, on compte 21 000 soldats à Beni soit un peu près de double de l’ancien effectif (11 000), selon le compte-rendu du conseil extraordinaire des ministres présidé vendredi par le chef de l’Etat. Les troupes ayant passé plus de temps dans cette partie du pays ont été relevées. 

« Le Président de la République a suivi avec intérêt les dispositifs sécuritaires renforcés mis en place pour lancer un assaut final contre tous les groupes armés nationaux et étrangers en vue du rétablissement de la paix totale dans le Grand-Nord. Le Président de la République a pris bonne note de l’exécution des mesures qu’il a prises lors de sa dernière tournée à Beni concernant le relèvement de tous les commandements de cette zone, ainsi que du renforcement des troupes, lesquelles sont passées de 11.000 à 21.000 soldats bien équipés et moralement aguerris. », dit le compte-rendu.

Au cours d’un meeting jeudi à Beni, le président de la république avait noté des « actions efficaces » menées par l’armée grâce au soutien de la population de Beni.

« Aujourd’hui, nos forces armées sont soutenues par la population de Beni. C’est pourquoi, leurs actions sont efficaces. Je me réjouis que la population regagne la ville de Beni. Je sais que l’insécurité n’est pas finie, et j’avais promis de relever les soldats ayant passé plus de temps, je crois que vous-mêmes, avez vu de nouvelles figures des militaires. Ce travail va continuer jusqu’à ce que toute la région de Beni recouvre la paix et la sécurité. Ça ne va plus durer. Dans peu de temps, notre armée va chasser tous les inciviques, auteurs de l’insécurité ici. Pendant la campagne électorale je vous avais promis de ne pas dormir tant que Beni ne sera pas libéré. Nous allons combattre l’ennemi jusqu’au bout », avait déclaré Félix Tshisekedi.

Plusieurs habitants de Beni affirment qu’ils attendent impatiemment l’assaut final annoncé contre les combattants ADF à qui l’on attribue les massacres des civils depuis cinq ans dans cette partie du pays. C’est Félix Tshisekedi qui va décider du « déclenchement » de cette offensive de « d’envergure ».

Patrick Maki