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Formule 1 au Rwanda : Lewis Hamilton salue le retour en Afrique et appelle à « libérer » le Congo, le Soudan, la Syrie et la Palestine

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Le septuple champion du monde de Formule 1, Lewis Hamilton, a salué le retour annoncé de la discipline en Afrique, tout en appelant à ne pas occulter les préoccupations liées au choix du Rwanda pour accueillir un futur Grand Prix. Le pilote britannique de Ferrari a également plaidé pour la « libération » du Congo, du Soudan, de la Syrie et de la Palestine, jeudi 22 octobre, lors d’une conférence de presse organisée à Austin, au Texas, en prélude au Grand Prix des États-Unis, prévu ce dimanche 25 octobre.

« Libérer le Congo, le Soudan, la Syrie et la Palestine » : c’est l’appel lancé par Hamilton, qui a exprimé son espoir de voir la paix s’installer dans ces territoires confrontés à des conflits armés.

Le pilote britannique a également salué l’annonce du retour de la Formule 1 sur le continent africain, après plus de trois décennies d’absence. La dernière course organisée en Afrique remonte au Grand Prix d’Afrique du Sud, disputé en 1993 près de Johannesburg.

La semaine dernière, la Formule 1 a annoncé un accord de dix ans avec le Rwanda pour accueillir une course, qui devrait intégrer le calendrier au début des années 2030, une fois le circuit construit.

Des réserves sur le choix du Rwanda

Si Lewis Hamilton se réjouit de cette perspective, il estime que les préoccupations liées au pays hôte doivent être prises en considération.

« Je pense que nous devons vraiment aborder la question avec humilité », a-t-il déclaré.

Il reconnaît avoir pris connaissance de plusieurs reportages sur les inquiétudes entourant le Rwanda, rappelant qu’en tant qu’athlète, il ne décide pas des destinations retenues par la discipline.

Le champion britannique a insisté sur la nécessité de mieux comprendre les réalités africaines, notamment leur histoire et les conséquences du colonialisme et des interventions occidentales.

« En grandissant en Angleterre, on ne nous a jamais rien appris sur l’Afrique. Cela devrait figurer au programme scolaire », a-t-il regretté.

Hamilton a également mis en avant les ressources du continent et les initiatives de ses populations, tout en exprimant son souhait de voir les pays africains davantage unis.

Âgé de 41 ans, le pilote de Ferrari a par ailleurs confié vouloir poursuivre sa carrière suffisamment longtemps pour participer à un Grand Prix organisé sur le continent africain.

L’Est de la RDC, une crise sécuritaire toujours préoccupante

L’appel de Lewis Hamilton à « libérer » le Congo intervient dans un contexte de conflit armé persistant dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), particulièrement dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Cette région est confrontée depuis plusieurs années aux affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les combattants du Mouvement du 23 mars (M23), sur fond de tensions régionales entre Kinshasa et Kigali.

La crise a connu une nouvelle escalade en janvier 2025, lorsque le M23 s’est emparé de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, avant de prendre Bukavu, dans le Sud-Kivu, en février de la même année. Ces avancées ont provoqué de nouveaux déplacements de populations et aggravé la situation humanitaire dans une région déjà fragilisée par des décennies d’instabilité.

Les Nations unies ont fait état d’un soutien militaire du Rwanda au M23, notamment dans les opérations menées dans l’Est congolais. Kigali conteste les accusations de soutien à la rébellion et invoque ses préoccupations sécuritaires liées notamment aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé présent en RDC.

Malgré les initiatives diplomatiques visant à obtenir une cessation des hostilités et à apaiser les tensions entre les deux pays, la situation sécuritaire demeure préoccupante. Les populations civiles continuent de subir les conséquences des combats, des déplacements forcés et des violations des droits humains.

James Mutuba