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Lualaba : La gouverneure Fifi Masuka affirme qu’aucune entité de traitement des minerais n’est fermée

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Alors que des tensions ont secoué Kolwezi sur fond de contestation des contrôles miniers, la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, affirme qu’aucune entité de traitement des minerais n’est fermée. Ce, alors que des creuseurs artisanaux expriment la colère pour protester notamment contre la fermeture de certains centres de traitement et comptoirs d’achat de minerais, qui compliquerait la commercialisation de leur production. Ils réclament également la mise en œuvre effective des 33 zones d’exploitation artisanale annoncées par le gouvernement et contestent la reprise de certains sites où ils exerçaient leurs activités, notamment à Kamilombe. 

La gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saini, a tenu à rassurer sur la poursuite des activités dans les entités de traitement des minerais, au moment où la contestation des exploitants miniers artisanaux a provoqué des tensions à Kolwezi.

« Les sociétés sont ouvertes, nous invitons nos amis qui sont dans les mines, dans l’artisanat, à respecter la loi et à aller vendre leurs produits dans les sociétés comme d’habitude, mais en passant par une coopérative en règle », a-t-elle déclaré.

Elle a également insisté sur la poursuite du travail de la commission sur les plans sécuritaire et économique, affirmant qu’« aucune usine de traitement n’est fermée ».

De son côté, Chico Kebonte, conseiller du ministre national des Mines et membre de la commission interservices, explique que cette mission vise à assainir le secteur minier dans la province du Lualaba. La commission comprend notamment des représentants de l’armée, de la police nationale, de la justice militaire et de la police des mines.

« La commission interservices élargie à l’armée, à la police nationale, à la justice militaire et à la police des mines est venue aider la province à assainir l’environnement minier. Ensemble, nous travaillons pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens », a-t-il expliqué.

Le cas de Kamilombe au centre des explications

Évoquant le site de Kamilombe, Chico Kebonte affirme que les exploitants artisanaux appelés à libérer le site appartenant à la Gécamines disposent d’une alternative prévue par l’État : la zone d’exploitation artisanale numéro 371, ou ZEA 371.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions à Kolwezi, où les exploitants artisanaux contestent notamment les contrôles dans les entités de traitement et la reprise de certains sites miniers. Dans plusieurs quartiers proches des zones minières, des écoles et des commerces sont restés fermés et la circulation a été perturbée.

Timothée Prince ODIA