Des milliers de familles ayant fui les affrontements entre le FRN et les FARDC appuyées par les Wazalendo dans le groupement de Ziralo, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, vivent dans des conditions particulièrement difficiles à Nyabibwe, où elles ont trouvé refuge. Ces déplacés font face à un manque criant de nourriture, d’abris adéquats et de produits de première nécessité.
Majoritairement composés de femmes et d’enfants, ces ménages déplacés peinent à subvenir à leurs besoins quotidiens, faute de moyens de subsistance. Leur situation demeure préoccupante, alors que plusieurs familles sont hébergées par des ménages d’accueil déjà confrontés à leurs propres difficultés, tandis que d’autres vivent dans des abris de fortune.
Certaines familles sont contraintes de dormir à même le sol, sans protection suffisante contre les intempéries. Cette précarité accentue leur vulnérabilité et expose particulièrement les enfants aux risques liés au manque de nourriture et aux mauvaises conditions d’hébergement.
La crise affecte également l’éducation des enfants déplacés. Plusieurs d’entre eux ne fréquentent plus l’école en raison de leur déplacement et des difficultés rencontrées par leurs familles. Cette interruption de la scolarité risque de compromettre la continuité de leur apprentissage.
Face à cette situation, les déplacés lancent un appel à l’aide aux autorités compétentes, aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté. Elles sollicitent une assistance d’urgence, notamment en vivres, en abris et en biens essentiels, afin de répondre à leurs besoins les plus pressants.
Au-delà de l’assistance humanitaire, ces familles plaident pour le rétablissement durable de la sécurité dans le groupement de Ziralo. Elles estiment que la fin des violences et la sécurisation de leurs villages d’origine sont indispensables pour envisager un retour volontaire dans des conditions de dignité et de sécurité.
En attendant une amélioration de la situation sécuritaire, les déplacés de Ziralo restent confrontés à l’incertitude et à des conditions de vie précaires à Nyabibwe, dans l’espoir d’une réponse rapide à leur détresse.