Une semaine après la rentrée scolaire 2026-2027, plusieurs écoles de la chefferie de Walendu-Bindi, dans le territoire d’Irumu, ne disposent toujours pas, selon la société civile locale, des kits nécessaires à la prévention de la maladie à virus Ebola (MVE).
Cette situation inquiète les acteurs communautaires, qui estiment que l’absence de ces dispositifs expose les élèves et le personnel éducatif aux risques de transmission du virus, alors que l’épidémie reste mortellement active en Ituri.
S’exprimant ce mardi, Daniel Ndrundro Masumbuko, acteur de la société civile de Walendu-Bindi, appelle les autorités à intervenir rapidement pour doter les établissements concernés en équipements de prévention.
«Plusieurs écoles ont repris les cours sans kits de prévention contre Ebola. Les élèves et les enseignants doivent pourtant pouvoir se laver régulièrement les mains et disposer d’informations fiables sur la maladie. Nous demandons aux autorités de fournir rapidement ces équipements afin de réduire les risques de transmission en milieu scolaire», alerte Daniel Ndrundro Masumbuko.
La société civile recommande notamment la disponibilité de points fonctionnels de lavage des mains, de savon, de matériels de sensibilisation ainsi que de mécanismes permettant de signaler et d’orienter rapidement tout cas suspect vers une structure de santé.
La mise en place de ces dispositifs permettrait de renforcer l’hygiène dans les écoles, de limiter les risques de transmission et de favoriser une réaction rapide face à une éventuelle suspicion d’Ebola.
Au 6 septembre 2026, 6686 cas confirmés, dont 3226 décès, ont été enregistrés dans six provinces du pays. L’Ituri demeure le principal foyer de l’épidémie.
Freddy Upar, à Bunia