La rentrée scolaire 2026-2027 a effectivement eu lieu ce mardi 1er septembre dans plusieurs écoles du groupement Walowa-Yungu, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Dans les différentes localités où les conditions l’ont permis, écoliers et élèves ont repris le chemin des établissements scolaires. Les enseignants ont également regagné leurs postes et les premières activités pédagogiques ont été lancées conformément au calendrier scolaire national.
Mais cette reprise des cours intervient dans un environnement marqué par l’insécurité et les déplacements de populations dans certaines parties du groupement.
À Buhimba, Kangati et Kaliki-Bibatama, plusieurs familles ont quitté leurs habitations à la suite des récentes hostilités attribuées à l’AFC/M23. Certaines se sont dirigées vers les forêts environnantes, alors que d’autres ont trouvé refuge à Nyabiondo, dans le territoire de Masisi, ou encore à Goma.
Selon Bwira Bisika, secrétaire administratif du groupement Walowa-Yungu, la situation sécuritaire a eu un impact direct sur la vie des habitants, notamment sur la scolarité des enfants. Il explique que plusieurs familles ayant fui leurs villages se retrouvent aujourd’hui dans des conditions précaires, avec des enfants éloignés de leurs écoles habituelles.
« La rentrée a commencé dans plusieurs endroits de Walowa-Yungu, mais dans les zones où les populations ont fui, les enfants ne peuvent pas facilement retrouver leurs écoles. Certains sont dans les forêts, d’autres à Nyabiondo ou à Goma », témoigne Bwira Bisika.
Le secrétaire administratif du groupement appelle ainsi à une amélioration de la situation sécuritaire afin de favoriser le retour des familles déplacées et la reprise normale de la scolarité dans les zones affectées.
Pour les parents qui sont restés sur place, la priorité reste de permettre aux enfants de poursuivre leur formation malgré les difficultés économiques et sécuritaires.
Cependant, dans les localités touchées par les déplacements, plusieurs enfants risquent de connaître des interruptions dans leur parcours scolaire. L’absence de leurs parents, le déplacement vers des zones d’accueil et le manque éventuel de moyens pourraient compliquer leur inscription ou leur intégration dans de nouveaux établissements.
Cette situation montre que, dans certaines parties de Walikale, la rentrée scolaire ne se limite pas à la réouverture des portes des écoles. Elle demeure également liée à la stabilité des communautés et à la capacité des familles à rester dans leurs milieux de vie.
Pour Bwira Bisika, la sécurisation des villages demeure donc une condition essentielle pour permettre aux enfants déplacés de reprendre normalement le chemin de l’école.
Ainsi, si la rentrée scolaire est effective dans plusieurs écoles du groupement Walowa-Yungu, elle reste partielle dans les zones affectées par les violences. Les autorités locales et les communautés souhaitent voir la situation sécuritaire se stabiliser afin que les familles déplacées puissent regagner leurs villages et que tous les enfants retrouvent le chemin de leurs salles de classe.