La rentrée scolaire a été timide, ce mardi 1er septembre 2026, dans plusieurs écoles privées de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
D’après le constat effectué par ACTUALITÉ.CD, les écoles privées ont timidement repris les activités. Quelques enseignants, élèves et écoliers ont répondu présents à ce premier jour de l’année scolaire. Les cours ont été dispensés dans certaines écoles.
Certains parents étaient également visibles dans les bureaux des établissements scolaires, les uns pour procéder à l’inscription de leurs enfants et les autres pour confirmer leurs places.
Dans les écoles publiques conventionnées et officielles, en revanche, plusieurs enseignants en grève ont boycotté la rentrée scolaire. Les rares élèves présents, ayant respecté le calendrier scolaire, ont été contraints de regagner leurs domiciles.
Cette situation intervient alors que, la veille de la rentrée scolaire, différents syndicats d’enseignants ont appelé au boycott de la reprise des cours. C’est notamment le cas de l’Intersyndicale des enseignants de la province éducationnelle Nord-Kivu II, qui a annoncé qu’elle ne participerait pas à la rentrée scolaire prévue ce mardi 1er septembre 2026 sur l’ensemble du territoire national.
Dans une déclaration rendue publique dimanche 30 août 2026 à Butembo, les enseignants ont évoqué trois principales raisons pour justifier cette position : la maladie à virus Ebola, la Mutuelle de santé des enseignants du secteur public (MESP) ainsi que la situation sécuritaire préoccupante dans plusieurs zones de la province éducationnelle Nord-Kivu II.
Selon l’Intersyndicale, cette décision concerne plusieurs secteurs, notamment l’axe allant de Kanyabayonga à Eringeti, ainsi que celui de Kyavinyonge à Mangolio.
Réunissant plusieurs organisations syndicales du secteur de l’éducation, cette plateforme estime que les enseignants du Nord-Kivu II ne sont pas prêts à reprendre le chemin de l’école à la date fixée par le calendrier scolaire national. Elle évoque plusieurs préoccupations qui doivent, selon elle, être prises en compte avant toute reprise effective des cours.
Parmi les principales raisons avancées figure la persistance de la maladie à virus Ebola, qui continue de susciter des inquiétudes au sein de la communauté éducative. L’Intersyndicale estime que les conditions sanitaires et sécuritaires doivent être suffisamment garanties afin de protéger les enseignants et les élèves.
Les représentants syndicaux insistent également sur la nécessité pour les autorités compétentes de répondre aux différentes revendications des professionnels de l’éducation avant une reprise normale des activités scolaires. Ils appellent ainsi à des échanges avec le gouvernement afin de trouver des solutions aux préoccupations soulevées.
Josué Mutanava, à Goma