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Dialogue en RDC : à l’approche de l’expiration de son ultimatum, la C64 convoque une réunion d’évaluation ce samedi 

Conférence de presse de C64

Plus que quelques heures avant l’expiration de l’ultimatum du 15 août fixé par l’opposition au président de la République pour la tenue du dialogue national inclusif qu’il avait lui-même annoncé. La coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel annonce une réunion d’évaluation ce samedi à Kinshasa.

L’information a été confirmée à ACTUALITE.CD, par Prince Epenge, président du parti politique ADD Congo et membre cofondateur de cette plateforme de l’opposition.

Au téléphone, l’opposant a indiqué à notre rédaction que le présidium de la C64 évaluera tout ce qu’il s’était dit avec les églises catholique et protestante (CENCO-ECC), lesquelles avaient obtenu, in extremis, le report de la marche du 22 juillet dernier, au profit du dialogue tant réclamé.

« Je vous informe que la C64 aura réunion aujourd'hui. C'est la date d'expiration de notre deadline. Nous allons nous asseoir et évaluer tout ce que nous avions dit avec le cardinal Ambongo et le pasteur Bokundoa. À l'issue de l'évaluation, nous allons fixer un nouveau cap à notre peuple. Vous le savez que vous savez pertinemment que la C64 existe pour défendre l'ordre constitutionnel », rappelle-t-il.

À l’en croire, la réunion de ce samedi passera en revue les actes d’apaisement posés ou pas par Kinshasa, affirmant qu’il y en a eu  que ceux qui ont attisé « la confrontation » et fait l’objet « d’énervement du peuple ». Loin d’être un prophète de malheurs pour la suite des événements au pays, Epenge n’insiste que sur le respect des engagements que le chef de l’Etat avait délibérément pris en présence de principales confessions religieuses, le 17 juillet dernier.

« Ce n'est pas la guerre civile que nous souhaitons, ce n'est pas le coup d'État que nous souhaitons. La seule chose que nous espérions, c'est que les engagements que Tshisekedi a pris auprès de l'Église catholique qui ensuite est venu nous voir, soient tenus », souhaite le porte-parole de LAMUKA.

Néanmoins, le président de l’ADD Congo doute de la volonté de Félix Tshisekedi d’organiser le dialogue, et estime que ce dernier ne veut reculer dans sa démarche de violer la constitution. Dans l’entre-temps, il invite le peuple d’être « débout », « mobilisé parce que le cap lui sera fixé aujourd'hui ».

Samyr LUKOMBO