Une vive tension règne, ce samedi, à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, où les quartiers Kanina et Hewa Bora sont paralysés par des violences consécutives à des affrontements entre groupes de gangs et à l’intervention des forces de sécurité.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, ces violences trouvent leur origine dans un affrontement survenu dans la nuit de vendredi à samedi entre deux groupes rivaux. Au cours de cette altercation, un membre présumé du gang communément appelé « Kiongozi » aurait été tué par balle.
Depuis les premières heures de la matinée, la situation s’est considérablement détériorée. Des coups de feu sont régulièrement entendus, tandis que des groupes de jeunes se livrent à des actes de vandalisme, notamment au pillage de boutiques et de magasins. Plusieurs véhicules ont également été caillassés et d’importants dégâts matériels ont été signalés.
Les forces de sécurité, composées notamment d’éléments de la Police nationale congolaise (PNC) et des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), sont intervenues afin de rétablir l’ordre. Plusieurs présumés auteurs des troubles auraient été interpellés, alors que les opérations de sécurisation se poursuivent.
La circulation demeure fortement perturbée sur les principaux axes reliant les quartiers Kanina, Hewa Bora et Musonoie au centre-ville, notamment via le lac artificiel Kabongo. De nombreux habitants ont été contraints de rebrousser chemin, tandis que les activités commerciales restent paralysées dans cette partie de la commune de Dilala.
Jusqu’à la rédaction de cet article, aucune communication officielle n’avait encore été faite par les autorités politico-administratives ou les services de sécurité concernant le bilan exact de ces incidents.
Ces nouveaux troubles ravivent les inquiétudes liées à la recrudescence du banditisme urbain à Kolwezi. Depuis plusieurs mois, plusieurs quartiers de la ville, notamment Kanina et Musonoie, sont régulièrement le théâtre d’affrontements entre groupes de gangs, alimentant un climat d’insécurité qui préoccupe de plus en plus la population.
Timothée Prince ODIA