RDC : Nouveaux affrontements entre le M23 et les miliciens de l’APCLS à Masisi-Centre ce jeudi

photo ACTUALITE.CD

Depuis la matinée de ce jeudi 3 avril, des affrontements violents sont signalés entre les rebelles du M23 et les miliciens wazalendo de l’APCLS (Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain) à Masisi Centre, dans le groupement de Mupfuni Shanga (Nord-Kivu). Les premiers rapports font état de détonations d'armes lourdes et légères entendues dans le secteur, notamment près de la paroisse d'une église catholique.

« À Masisi-Centre, ils sont en plein combat. Les éléments de l'APCLS ont lancé de nouvelles attaques sur Masisi-Centre depuis ce matin. On ne sait pas pour l'instant qui contrôle la cité parce que les combats sont en cours. C'est depuis très tôt le matin qu'ils s'affrontent. Les wazalendo de l'APCLS qui sont à Masisi-Centre vers l’église catholique et un endroit appelé Imara sont en train de mener une contre offensive et on attend le résultat », a témoigné à ACTUALITE.CD un habitant.

Pour l’instant, il est difficile d’avoir plus de détails sur ces combats. Mais « la présence du M23 reste fortement visible dans la zone », a indiqué une autre source. Il s’agit de la deuxième attaque menée cette semaine par l’APCLS sur la cité de Masisi-centre. D’autres combats ont eu lieu lundi dernier.

Cette escalade survient près de quatre mois après que Masisi Centre soit tombée sous le contrôle du M23. Depuis cette occupation, les activités socioéconomiques de la cité peinent à redémarrer, et la société civile locale rapporte que plus de 50 % de la population a fui la cité. Ceux qui restent se trouvent dans des conditions de vie précaires, entassés autour de l’hôpital général et de la base de Médecins Sans Frontières (MSF).

Les miliciens de l'APCLS, qui mènent régulièrement des attaques sur Masisi Centre, continuent de causer des effets collatéraux sur la population locale. La situation dans cette partie de la province du territoire de Masisi semble se dégrader rapidement, alimentant l’instabilité qui touche toute la province du Nord-Kivu.

Josué Mutanava, à Goma