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RDC : la bavure ayant causé le décès du frère de Cephas Kabamba relance le débat sur la protection des journalistes et de leurs familles

Photos Droits tiers

Le meurtre du frère du journaliste congolais Cephas Kabamba, tué par balle lors d’une attaque armée contre leur domicile familial à Mont-Ngafula, à Kinshasa, dans la nuit du 7 au 8 février 2026, remet en lumière les enjeux liés à la sécurité des professionnels des médias en République démocratique du Congo (RDC). Selon des témoignages familiaux, les assaillants étaient à la recherche du journaliste, soupçonné de liens avec son confrère Stanis Bujakera, en exil à l’étranger.


Cette attaque présumée ciblée pose une question fondamentale : comment garantir la sécurité des journalistes lorsque les menaces liées à leur travail peuvent également exposer leurs proches à des violences ?

Selon un membre de la famille, plusieurs hommes armés ont fait irruption dans la résidence familiale. Après avoir demandé où se trouvait Cephas Kabamba, ils auraient ouvert le feu, faute de l’avoir retrouvé sur place.

Le frère du journaliste, âgé d’une trentaine d’années, a succombé à ses blessures.

Si les circonstances exactes de cette attaque restent à établir, les témoignages recueillis auprès de la famille font état de soupçons visant le journaliste en raison de sa proximité professionnelle présumée avec Stanis Bujakera.

L’identification des auteurs, l’établissement de leurs motivations et la vérification des faits constituent désormais des étapes essentielles pour faire la lumière sur ce drame.

Protéger les journalistes, c’est aussi protéger leurs proches

La protection des journalistes ne saurait se limiter à la garantie de leur intégrité physique sur leur lieu de travail. Elle suppose également que les autorités prennent au sérieux les menaces, les intimidations et les risques susceptibles de peser sur leur entourage.

Lorsqu’un journaliste est recherché ou menacé en raison de ses activités professionnelles, les membres de sa famille peuvent se retrouver exposés à des dangers qu’ils ne sont pas en mesure d’anticiper ni de prévenir.

Le drame survenu à Mont-Ngafula illustre ainsi la nécessité de mettre en place des mécanismes de prévention, d’alerte et de protection adaptés aux risques auxquels sont confrontés les professionnels des médias.

Il soulève également la question de la responsabilité des autorités dans la prévention des violences contre les journalistes, la protection des personnes menacées et la lutte contre l’impunité.

Lutter contre l’impunité pour prévenir de nouvelles violences

Au-delà de l’émotion suscitée par la mort d’un homme qui n’était pas lui-même journaliste, l’enjeu consiste à établir les responsabilités et à garantir que cette affaire fasse l’objet d’investigations sérieuses.

Une enquête indépendante, impartiale et transparente permettrait de déterminer les circonstances de l’attaque, d’identifier ses auteurs présumés et de vérifier si celle-ci était effectivement liée aux activités professionnelles de Cephas Kabamba.


La lutte contre les violences visant les professionnels des médias passe notamment par la recherche systématique des auteurs, leur traduction en justice lorsque leur responsabilité est établie et la mise en œuvre de mesures de protection pour les personnes exposées à des menaces crédibles.

La liberté de la presse à l’épreuve de la sécurité des professionnels

En RDC, la question de la sécurité des journalistes demeure indissociable de celle de la liberté d’informer. Les professionnels des médias doivent pouvoir enquêter, recueillir des témoignages et publier des informations d’intérêt public sans craindre que leur travail entraîne des représailles contre eux ou leurs familles.

La protection des journalistes constitue ainsi une responsabilité institutionnelle et un impératif pour la liberté de la presse. Elle nécessite une prévention effective des menaces, des enquêtes rigoureuses sur les violences signalées et des garanties contre toute forme d’intimidation liée à l’exercice du métier.

Le meurtre du frère de Cephas Kabamba rappelle, dans des circonstances tragiques, que les conséquences potentielles des menaces contre un journaliste peuvent dépasser sa seule personne.

Faire toute la lumière sur cette attaque et protéger les personnes susceptibles d’être visées constituent dès lors des enjeux essentiels, tant pour la sécurité des citoyens que pour la défense du droit à l’information en République démocratique du Congo.


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