Le récent crash d’un avion de type petit porteur dans la province du Kwango ayant causé la mort du lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et du lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), deux hauts responsables de la justice militaire en RDC s’est invité à la 63e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, en Suisse
Au cours du dialogue interactif renforcé sur le rapport du Haut-Commissaire aux droits de l’homme sur la République démocratique du Congo, la Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l’homme, Awa Dabo, a rendu hommage à ces deux officiers des forces armées et de la justice militaire qui, selon elle œuvraient pour que les auteurs de violations flagrantes des droits humains, notamment les violences sexuelles liées aux conflits, soient tenus responsables.
« Je tiens tout d’abord à présenter mes plus sincères condoléances à la suite du tragique accident d’hélicoptère qui a coûté la vie à 17 personnes le vendredi 25 septembre en République démocratique du Congo. Parmi les victimes figuraient le président de la Haute Cour militaire, Joseph Mutombo Katalay, et l’auditeur général des forces armées congolaises, Lucien-René Likulia » a déclaré la Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l’homme, Awa Dabo
Pour celle qui est également avocate spécialisée dans les droits humains et qui dispose d’une vaste expérience en matière de relèvement après une crise, de consolidation de la paix, de justice transitionnelle, d’affaires humanitaires et de développement, l’élan lancé par ces deux officiers dans la lutte contre les violences sexuelles et l’impunité doit se poursuivre malgré leur disparition
« Tous deux œuvraient pour que les auteurs de violations flagrantes des droits humains, notamment les violences sexuelles liées aux conflits, soient tenus responsables. Leur disparition est profondément ressentie, et j’espère que l’élan pour faire progresser cette cause essentielle pourra être maintenu » a déclaré la Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l’homme, Awa Dabo
Cette disparition intervient alors que la justice militaire joue un rôle important dans les procédures judiciaires liées aux violations des droits humains et au respect du droit international humanitaire en République démocratique du Congo. Au premier semestre 2026, l’appui du BCNUDH et de la MONUSCO aux juridictions militaires a contribué à l’ouverture d’au moins 169 procédures judiciaires et à la condamnation de 96 personnes.
Le crash survenu à Kenge a provoqué une vive émotion au sein des institutions congolaises. Une enquête judiciaire préliminaire a par ailleurs été ouverte afin d’établir les faits, les circonstances et les causes de l’accident. Sur instruction du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, le gouvernement a annoncé que les drapeaux seraient mis en berne sur toute l’étendue du territoire national à compter du lundi 28 septembre 2026 et jusqu’à l’inhumation des illustres disparus. Le gouvernement a également annoncé l’observation de trois jours de deuil national avant l’inhumation des deux hauts responsables de la justice militaire.
Clément MUAMBA