Un café littéraire consacré à Nos souvenirs de la vie au Kivu, ouvrage autobiographique de l’écrivain Pascal Bauma L., s’est tenu samedi 3 octobre 2026 au Foyer culturel de Goma. La rencontre a réuni des écrivains du Collectif des écrivains du Nord-Kivu, des acteurs humanitaires, des chercheurs, des étudiants ainsi que plusieurs lecteurs.
Préfacé par Ursula Langkamp, directrice de Welthungerhilfe (WHH) en RDC, le livre revient sur l’enfance de l’auteur, ses déplacements, les périodes de précarité ainsi que son parcours scolaire et professionnel.
Animée par le poète Guillaume Bukasa, président du Collectif des écrivains du Nord-Kivu, la rencontre a permis à Pascal Bauma de revenir sur les motivations qui l’ont conduit à écrire cet ouvrage et d’échanger avec le public autour de la résilience, de l’éducation, de l’action humanitaire et des valeurs culturelles du Kivu.
À travers son récit, l’auteur présente l’écriture comme un moyen de préserver la mémoire et de transmettre des repères aux générations futures. Les expériences difficiles, les déplacements et les conditions de vie précaires sont notamment décrits comme des épreuves ayant contribué à renforcer sa capacité d’adaptation.
La solidarité familiale et communautaire, l’éducation, le travail et la débrouillardise occupent également une place importante dans le récit. Ingénieur agronome et ancien acteur de l’humanitaire et du développement, Pascal Bauma développe parallèlement une réflexion sur l’accompagnement des communautés vulnérables.
Selon l’auteur, l’action humanitaire ne devrait pas se limiter à répondre aux besoins immédiats, mais également contribuer au renforcement des capacités des bénéficiaires afin de favoriser leur autonomie. L’agriculture, la production locale, la formation et les initiatives communautaires sont notamment présentées comme des leviers permettant aux communautés de réduire progressivement leur dépendance.
Le livre revient également sur les valeurs culturelles qui ont marqué l’enfance de l’auteur, notamment la solidarité, la fraternité, le respect des anciens, l’entraide et la transmission des savoirs. Ces valeurs sont présentées comme un héritage susceptible de contribuer à l’éducation, à la cohésion sociale et au développement des communautés.
Le parcours éducatif de Pascal Bauma, de l’école primaire à l’université, ainsi que ses expériences dans l’enseignement, l’action humanitaire et le développement constituent un autre axe important de l’ouvrage.
« On naît pour devenir et l’éducation contribue énormément à qui l’on devient », a-t-il déclaré lors de cette rencontre.
Structuré en quatre sections et dix épisodes, Nos souvenirs de la vie au Kivu a également suscité des échanges avec le public. Les participants ont notamment interrogé l’auteur sur son parcours, l’éducation des enfants, le rôle de la famille et les moyens de renforcer l’autonomie des communautés confrontées à la précarité.
Ce café littéraire a ainsi permis de prolonger la réflexion autour de la mémoire, de la résilience et de l’éducation, tout en posant la question du rôle de l’aide au développement dans l’autonomisation des communautés.
Josué Mutanava, à Goma